الأسود يليق بك


Read / mardi, avril 16th, 2013

Si je l’ai commencé avec une conscience rembrunie, je l’ai terminé, hier soir, avec le sourire. L’histoire qui me paraissait excessive en manières et en sentiments me laissait jalouse, jusqu’à ce qu’espoir réaliste se réinstalle.

Pour lire Ahlam Mostaghanmi, il ne faut pas plus que d’un bon appétit littéraire, quant à la culture elle s’en occupe. Ses textes sont toujours riches en citations et rappels d’œuvres précédentes. En lisant un seul de ses livres, tu as la satisfaisante impression que tu en as lu plusieurs.

الأسود يليق بك, son dernier roman, écrit au milieu des turbulences de la scène arabe, est une bulle hermétique. Il ne faut au départ que connaitre un seul personnage pour se lier de parenté avec les autres, mêmes périphériques qu’ils soient. Mère, cousine, père, frère ou épouse ; institutrice, chanteuse, journalise, médecin ou homme d’affaire… ils sont les éléments d’un tout, sans lequel le puzzle ne serait parfait. A chacun sa touche, à chacun son mot à dire, même posthume. Le livre est un ensemble de billets faisant le tour des cités. Commençant par Marouana (مروانة, à l’Est de l’Algérie) et arrivant à Munich, tout en visitant Haleb, Beyrouth, Paris et Vienne.

Principalement, le texte décrit la rencontre d’un Phoenix et d’une hirondelle, d’un Dieu olympien et une simple mortelle, dans un style haletant entre manipulations outrées, tentatives d’appropriation, déclarations secrètes et nostalgies écrasantes.

L’éternel combat entre la virginité des principes et le prix des somptuosités reparaît entre les lignes. Un véritable jeu d’échecs où un Roi, arrogant et une Reine, fière se font face en duel perpétuel.

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