Pretty woman ou quand s’aimer n’est pas interdit


Think / lundi, février 15th, 2016

« Je suis une personne prometteuse ! » cette phrase tirée du film Pretty woman est le leitmotiv qu’on doit nous répéter chaque matin. Et ce n’est pas Julia Roberts qui nous dira le contraire, elle qui disait qu’à force de se laisser traiter comme une croûte, on le devient.

Si ces dernières années, j’ai pris le soin de disserter sur le thème de l’amour chaque mi-février (2012 et 2013) au lendemain de cette fête, j’invoque aujourd’hui dans mes prières le Saint Valentin pour que la flèche de cupidon change de cible : L’amour de soi étant le chemin pour pouvoir aimer autrui.

Cet amour qui se veut inconditionnel et intemporel, se nourrit de la confiance que la personne en a pour elle-même, du regard qu’elle porte pour son corps et son cœur, malgré les rides, les cheveux blancs ou les bourrelets ; malgré ses échecs, sa faiblesse ou ses peurs. Enfin, accepter son entière réalité permet d’être en harmonie avec soi, en valorisant ses qualités et relativisant ses défauts.

Et si la vie est définie comme la seule ennemie des cœurs passionnés, l’influence de l’environnement sur la façon de s’estimer n’en est pas moindre.

Dès le jeune âge, et au moment de la « découverte du miroir », l’attitude parentale détermine le comportement du bébé, soit en permettant une belle rencontre avec « le plus beau bébé du monde », soit ignorant/rejetant (dans le cas général involontairement) son reflet et de là sa place occupée dans la famille.

Le sentiment d’infériorité, le mépris de soi naissent souvent dès la jeune enfance et, si les idées péjoratives construites à ce stade (les comparaisons inutiles avec l’aîné, le voisin ou le camarade de classe en l’occurrence) n’ont pas pu être démenties par la suite, les représentations négatives de soi (vilain, méchant, menteur, petit, faible, etc.) et la volonté de s’effacer qui s’ensuit cèdent la place aux complexes.

Le complexe comportant, selon Hervé Magnin – psychothérapeute et auteur de C’est décidé, je m’aime ! un contenant et un contenu. Le contenant est une représentation dénigrante de soi-même. Le contenu est quant à lui déterminé par l’histoire de la personne.

Une étude américaine, démontre qu’en psychologie, les hommes et les femmes conçoivent la matière différemment : si les premiers se reconnaissent dans leurs succès professionnels, les descendantes d’Eve maintiennent leur estime de soi notamment dans les témoignages et appréciations de leur entourage.

Généralement, dans la vie sociale, nous avons tendance à plaire aux autres, et nous redoutons un jugement (surtout) négatif. Nous étouffons l’appel de la différence pour évincer le doute de la révolution !

Mais dans l’impossibilité de s’aligner aux mœurs et humeurs de 6.999.999.999 restant à travers le monde, le plus sain et serein serait de conserver son identité et entendre sa propre voix.

Audrey Hepburn, cette jeune britannique menue, à la coupe garçonne, aux petites robes noires, a su demeurer l’icône de la mode et de l’élégance depuis les années 50, parce qu’elle a su et pu, aux contre courants des idéaux de son époque, imposer son style. Et ce n’est pas un hasard, si son influence sur les femmes est toujours sans conteste.

On n’est pas né Caméléon, mais humain, actif et dynamique, allant vers l’autre en partant de soi. Profitez de vos réveils les matins pour vous étirer, détendez vous en massages, marquez des temps d’arrêt pour réfléchir ou tout simplement à ne rien faire, listez vos priorités pour ne pas être submergés de tâches, faites une action positive pour quelqu’un de proche, riez de bon cœur, fuyez les technologies un peu, dorlotez vous par gestes de beauté, etc… bref, consacrez vous quelques minutes par jour, vous n’en serez que satisfaits…

Débordant de sa joie de vivre et s’émouvoir devant chaque nouveauté, elle avait surtout la conviction que The happy girls are the prettiest ones.

Et rappelez vous que : فاقد الشيء لا يعطيه. En absence d’amour propre il est difficile d’aimer l’autre. Alors, unissons nous à l’appel de l’amour, l’amour de soi, l’amour qui nous permet de profiter de la vie quelque soit son physique, son intellect, ou sa catégorie sociale.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *