5 bonnes raisons d’aller à Tanger {3}

5 bonnes raisons d’aller à Tanger {3}

Harve des artistes

« Enfin devant Tanger ! Je suis dans ce moment comme un homme qui rêve et qui voit des choses qu’il craint de voir lui échapper ». Voici comment Delacroix dans une lettre adressé le 24 janvier 1832 à un ami parisien. Ce grand peintre a été inspiré lors de son séjour à Tanger par la pittoresque diversité des habitants, le bruit des rues et le blanc de ses maisons.ibn batouta mausolée

En effet, hier comme aujourd’hui, Tanger « la blanche » a su conserver son attirance et exercer son charme sur les touristes qui s’y rendent. Avec un glorieux passé mythique, elle ne cesse d’inspirer les artistes, qu’ils soient d’adoption ou de passage, ayant un coup de cœur pour la ville tolérante, puisant dans (et enrichissant) son potentiel culturel. Certains n’y firent qu’une étape exotique, d’autres s’y réfugièrent plus longtemps.

Paul bowles

Ibn Batouta, le plus célèbre des tangérois, voyageur, explorateur, ambassadeur,… est né le 24 février 1304. A l’âge de 22 ans, le jeune homme part effectuer le pèlerinage à la Mecque, pour parcourir ensuite la plus grande distance qui ait jamais été couverte avant Magellan (2 siècles plus tard) : 116.800 km, 29 ans d’aventures correspondant à 44 pays actuels.

Paul Bowles, y demeura jusqu’à sa mort, et devint une source d’attraction touristique officieuse. Se coulant de plus en plus dans le moule du saint patron des auteurs de Tanger, il réussit à retenir ses visiteurs, musiciens, metteurs en scènes, écrivains, auteurs de théâtre, plus longtemps à Tanger, que les anglo saxons de son époque baptisèrent « the dream city ».In tangier, by Mohamed Choukri

Dans une œuvre autobiographique, il décrivit l’état d’esprit de la ville en ces mots : « Comme tout romantique, j’étais plus ou moins certain qu’un jour, je trouverais un endroit magique qui, en me dévoilant ses secrets, me donnerait la sagesse et l’extase, voire la mort. »

L’attachement de Mohamed Choukri, à Tanger était profond et sincère. Sa production littéraire est ancrée dans cette ville et regrettait que Tanger n’ait pas eu un véritable écrivain tangérois à l’exemple d’un Pagnol pour Marseille, d’un Mahfouz pour Le Caire ou d’un Dos Passos pour New York (http://tangier.free.fr/Documents/Mohamed-Choukri.htm) …

La perle du nord nourrit également une histoire d’amour, ancienne de cent ans, avec le cinéma. Plus que son homologue Ouarzazate, Tanger est la ville marocaine qui a le plus servi en matière cinématographie. Sans être toujours l’objet exclusif, elle est au moins un élément, au moins du décor, parfois de l’intrigue ou du scénario des films. Des fois l’évocation du nom de la ville est utilisée consciemment pour véhiculer un contexte particulier de mythe ou d’espionnage. Les films marocains échappant bien entendu à cette règle, la décrivant généralement sous son angle de plate forme à l’immigration.

Elle donne ainsi son nom au Festival National du Film consacré aux courts et longs métrages (qui devient Festival Internationl du Film de Tanger) depuis sa 8ème édition en 2005.

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