5 bonnes raisons d’aller à Marrakech {3}


Travel / vendredi, février 28th, 2014

Jemaa El FnaAu sud-ouest de la Médina, bat sans trêve le véritable cœur de Marrakech. Jemaa el Fna, animée de jour comme de nuit, est la place la plus célèbre du Maroc, et toute la ville semble y passer à un moment donné de la journée. Située à l’entrée du souk, c’était autrefois une place d’exécution, d’où son nom (traduction littérale : Place des trépassés). Ironie du sort, elle est actuellement un lieu de réjouissance, où l’on peut admirer les cracheurs de feu, dresseurs de signes, charmeurs de serpents et magiciens délivrant potions secrètes. Le lieu est aussi un théâtre de plein air où le public se regroupe autour de conteurs en sirotant bien un jus d’orange tout frais, et le soir, ce sont des dizaines de restaurants ambulants qui s’en emparent ! Medina. Les épices, by Safaa

Jemaa El Fna est aux portes des souks, point idéal pour commencer une visite de la Médina. Comme la ville rouge était notamment une Kasbah, une véritable forteresse, ses maisons et ses tentes et de maisons étaient occupées par une population disparate de soldates, courtisans, paysans, commerçants, bateleurs, juifs, chrétiens, mulâtres. Ce mélange d’influences africaines et andalouses est à l’origine de la parfaite combinaison entre l’artiste et l’artisan, le splendide et le simple.

Souk de Marrakech, by SafaaOn y recense dix-huit souks, regroupés par spécialité, où exercent plus de 40 000 potiers, dinandiers, maroquiniers et autres artisans. Sous forme d’un labyrinthe de venelles et escaliers, sous un toit centenaire de lattes en bois, milles denrées s’offrent aux visiteurs, où les couleurs, les odeurs et les sons nous guident à travers huit siècles de tradition, ces artisans y travaillent jour et nuit fabricant bijoux, étoffes, babouches, Djellabas, épices, tapis, vases, théières, lanternes, chaudrons… impossible de ne rien prendre dans cette grotte d’Ali Baba !

Tanjia. Plat Marrakchi, by SafaaLe quartier des tanneurs est aussi un lieu pittoresque à ne pas rater. Non loin de Bab Essebbagh, c’est là où les peaux, trempées dans de larges cuves, sont travaillées avec de la chaux et des excréments d’animaux. Malgré les odeurs incommodantes du métier, les habitants n’en ressentent rien grâce à la disposition du quartier, orienté de telle manière que le vent les chasse loin de la ville.

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