A l’hôtel Bertram


Read / mercredi, juin 27th, 2018

On ne présente plus une œuvre d’Agatha Christie. Le suspense du récit, l’ingéniosité du crime et l’improbabilité de l’enquête sont là au grand bonheur du lecteur enthousiaste et sensible aux rebondissements du roman policier.

Sauf que cette fois, je me faisais une joie de voir pour la première fois Miss Marple venir à bout d’une intrigue policière. Jusque-là c’est du détective Hercule Poirot qu’il s’agissait, à l’exception de Dix Petits Nègres, où la police intervient dans la phase post-criminelle pour élucider le mystère des cadavres.

Ici, à l’hôtel Bertram, l’un des rares établissements ayant survécu sans marques à la Seconde guerre mondiale, affluent une fidèle clientèle à la poursuite des souvenirs de la jeunesse, et une autre non britannique à la recherche de l’ambiance victorienne.

Cependant, quelque chose d’étrange si tramait.

Gens âgés ou d’entre deux âges, de charmants personnages vieux jeu, tous cousus, hautement respectables : d’anciens officiers, des avocats, des ecclésiastiques […] Personne de trop voyant ou de déplacé. Pouvait-il y avoir vraiment quelque chose qui clochait dans un hôtel où l’on servait le thé à la mode ancienne ? P. 145

Parallèlement à de nombreux hold-up, la police s’y intéresse particulièrement, surtout après la disparition inquiétante d’un chanoine, suivie de la mort du portier.

Avec une pointe de déception, due au fait que Miss Marple ne quitte pas son rôle de détective de fauteuil, en apportant à l’enquête des détails qu’elle a entendus (Ne se déroulant plus à huit clos et me laissant à ma faim pour la découvrir ultérieurement), toutes les recherches méthodiques ont été faites par un limier du Scotland Yard lancé à partir du chapitre XIII dans une course à l’information au delà des apparences.

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