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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Ahlan Ramadan…Ramadan Gana

Ramadan

C’est la veille de Ramadan.

S’il n’a pas agi de cette occasion, je ne crois pas venir écrire ; rendez vous que généralement j’annonçais moins pompeusement, ou n’annonçais guère mais accompagnais plutôt d’un mutisme. Voilà, probablement pourquoi je discontinue celui des semaines passées, de celui dans lequel tombera à nouveau le blog, en l’actualisant ce soir.

Je suis de retour chez moi. Dans des conditions meilleures j’allais passer mon ramadan chez la famille, ou en faisant des chemins de 120 Km doublement chaque jour ; dans de meilleures circonstances je travaillerais comme je me suis habituée à impliquer cœur et conscience zélés, mais me voilà frauduleusement chez moi, si nous jugeons mon mal déguisé, non cartographié parmi ceux vus d’un œil complaisant et soutirant des cœurs des prières de prompt rétablissement.

En effet, je suis allée voir un médecin, conventionnellement dit d’ « âme », mais  tout étant souffrante, je savais mon remède, ne s’inventerait pas en conversant, même soit il son art ; ni dans les pilules que j’ingurgiterais.  La salle d’attente, était plus que surprenante de par le nombre, les âges et les aspects des patients. Avec amusement, je guettais arrivées et présences et je me faisais une idée sur ce que dans un temps récent, était perçu non sans scepticisme.

Je ne répétais pas mon « scénario » ; quoique je voulais trouver une fine ouïe à mes souffrances plaidées extravagantes.  J’ai juste demandé ce que je pourrais avoir de droit, si j’aurais à défaut d’orientation et de volonté fait un travail libéral, si je pouvais récompenser à intervalle de jours de repos les jours d’efforts.

Ne devrais-je pas voir tout cela d’un œil satisfait ? En effet, oui. Mais, je ne guérirais pas toute seule, désarmée, silencieuse, estomac intact, en essayant de regagner joie dans mes jours, de revoir de la lumière que je trouvais continûment là où je tournais la tête et qu’avec magnanimité je distribuais autour de moi. Ne devrais-je pas en recevoir aussi, quand le ciel se rembrunit assez souvent ? Ne serait ce pas logique, quand le positivisme bat en retraite de retrouver sa parente espérance dans les voisinages ?

A la dure, j’ai compris que je suis une mauvaise convertie, qui face aux premières épreuves voit sa foi s’ébranler. N’avais je pas envoyé sans cesse des anecdotes moralistes ? Pourquoi je suis arrivée à être moins convaincue de leurs pouvoirs ?

On dit que la vie est un long livre et celui qui ne voyage pas n’en est qu’à la première page. J’ai donc fait ces plusieurs kilomètres de routes qui m’ont épuisée au bout de deux semaines, que je suis rentrée, en dépit des compliments de mes compagnons tantôt en faveur de mes couleurs joviales, tantôt en faveur de mon sourire enchanteur, je reflétais sur les clichés un visage à mine défaite.

Ce ramadan, comme ceux qui l’ont précédé dans l’été ces trois dernières années, me semblent sans goût. Honte est de dire qu’il nous arrive sans qu’on le désire, mais cette méchanceté s’éclipse aux premiers ftours en famille et rarissimes exploits de « bon jeûneur » que je suis. Maintenant, je me rappelle que cette idée obscure s’évadait naturellement sans chercher à la chasser et clémence divine s’engageait dans les foyers.

Safaa White

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