Ainsi parlait Zarathoustra


Read / jeudi, mai 17th, 2018

Dans la 4ème de couverture, on lit que la pensée de l’auteur est un défi permanent, qu’elle échappe à tout système politique.

C’est exactement ce à quoi j’ai été confrontée : je comprenais les mots, mais leurs sens m’échappaient.

Zarathoustra est un maître, un prophète, qu’après être resté longtemps dans les montagnes décide de redescendre vers les hommes pour les guider à « devenir ce qu’ils sont ».

Ce livre, tel un recueil de ses prêches qui se veut renverser les valeurs actuelles de son époque et en prôner d’autres transcendantes ; dépassant l’homme moderne pour et vers une surhumanité, rivalise avec mes capacités d’humble lectrice.

La preuve, impossible de le lire n’importe où et n’importe comment. Pour m’imprégner profondément de l’atmosphère nietzschéenne, il me fallait la bonne ambiance pour lire et relire la phrase plus d’une fois pour m’assurer de l’avoir (bien) comprise. Les métaphores (surtout empruntées aux animaux) m’étaient difficiles à cerner, et comme il s’agit d’une œuvre à lire en ayant à la base de solides connaissances philosophiques (Nietzsche fait allusivement référence soit à ses propres réflexions apparues ailleurs ou à celles de ces contemporains), j’estime qu’y aller de l’avant serait le meilleur moyen de me leurrer moi-même.

Le savoir est une chose, bien le comprendre en est une autre. Et plutôt que prétendre faire la chose àmoitié, je préfère laisser ce livre magistral de côté pour quelques temps. Puisque durant les 119 pages que j’ai lues, rares sont les images que je retiens, et si j’ai à faire une note dessus ma mémoire en serait incapable.

Si Nietzche déclarait pas possible d’abandonner la lecture d’un de mes livres, ma décision qui tombe vers la 2ème partie, n’est pas un échec. Pas par opposition à ce qu’il avance. On ne fait pas de jugement à un tel calibre, comme on n’attribue jamais de notes à une œuvre classique, mais c’est plutôt par rapport à mes priorités de lecture.

C’est craindre ne pas pouvoir assimiler toutes ses richesses et passer à côté de ce puits d’or philosophique en était le motif.

 

Je pars, mais je t’aime. Mennel

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