My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Ally Mcbeal

Si ma vie était un recueil, « Rencontres et Adieux » en serait le titre.

Les pertes de personnes c’est exactement ce que je sais faire depuis des années. Mais ce n’est que douleur instantanée celle que je ressens quand on formule, par attitudes, par mots ou par absences des adieux. Petit à petit, le souffle qui a semblé quitter le corps malade reprend son rythme ordonné et c’est toute la vie qui reprend son cours.

Tout voyage n’est pas fait que d’autoroutes droites, il existe des carrefours et des ronds points. Sur les rails, les trains ne font pas de demi-tour, voilà pourquoi on a prévu des gares où des personnes les quittent et laissent place à d’autres qui remontent.

Je ne présente plus ce syndrome d’Ally Mcbeal. Je n’actualise plus ma boite aux lettres pour lire des messages qui n’arriveront plus. Tout en sachant qu’il n’était pas du genre à se comporter ainsi, à promettre une aide et s’éclipser, je sais que c’est fini. Et là j’ai beaucoup préféré le froid de l’Europe à la chaleur de l’Asie, parce que du moins il gelait les lacs pour mieux y patiner alors que cette chaleur fait fondre la glace et noie les petites attentions.

J’avais beaucoup compté sur un avis lucide, qui ne s’est pas exprimé et je cherchais plutôt à voir où est ce que j’ai gaffé, parce que c’est moi qui ai dû écrire ici ou ailleurs quelque chose que je n’ai pas dû.

Vraiment ?

Ou est ce que vient le moment de me juger ? On me connait auto-méprisante, et m’offrant volontiers au bourreau que je suis. Mais, maintenant, je n’en ferais rien. Je me suis assez fouettée dans le passé pour me faire saigner davantage.

Des excuses ?! Je voudrais bien en formuler, mais je ne me vois pas non plus dans le tort. Je n’ai fait défaut à personne. Peut être à mes proches, de ne pas leur dire (assez) combien je les aime, combien ils me manquent quand je les quitte, combien je me repens quand je me montre désobligeante. Mais si j’avais agis malhonnêtement avec d’autres, dit-on seulement que cette « femme » voulait être heureuse, besoin qui en motivait d’autres et qu’elle en avait probablement droit ! Une « femme » qui enrichit les chroniques d’une célibattante dont la membrane perméable se protège contre les invasions et se veut indépendante quand l’interdépendance à laquelle elle aspire nuit plus qu’elle n’instruit…

Safaa White

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