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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Balthazar ou La Mort du dernier Tsar (Article)

Une solide compréhension de l’histoire a toujours été le meilleur guide pour comprendre le présent et anticiper le futur. En conséquence, c’est pendant les temps de crise que les gens sont le plus intéressés par les questions historiques, quand l’avenir semble le plus incertain.

Dans Russophobia, un livre écrit dix ans après l’effondrement du régime soviétique, il notait que les Juifs étaient «étonnamment» nombreux parmi le personnel de la police secrète bolchevik. L’identité juive des exécuteurs bolcheviks, continuait Shafarevitch, est évidente pour l’exécution du Tsar Nicolas II et de sa famille impériale :

Cette action rituelle symbolisa la fin de siècles d’histoire russe, de telle manière qu’elle peut être comparée seulement à l’exécution de Charles 1er en Angleterre et Louis XVI en France. On s’attendrait à ce que les représentants d’une minorité ethnique insignifiante se tiendraient aussi loin que possible de cette action cruelle, qui se répercuterait dans toute l’Histoire. Or quels noms découvrons-nous ? L’exécution fut personnellement surveillée par Yakov Yurovsky qui abattit le Tsar, le président du Soviet local était Beloborodov (Vaisbart) ; la personne responsable pour l’administration générale à Ekaterinburg était Shaya Goloshtchekin. Pour compléter le tableau, sur le mur de la pièce où eut lieu l’exécution se trouvait une citation d’un poème de Heinrich Heine (écrit en allemand) sur le Roi Balthazar, qui offensa Jehovah et fut tué pour cette offense.

 Balthazar

Pour sa part, Léon Trotsky – l’un des plus proches collègues de Lénine, il avait révélé des années plus tôt que Lénine et Sverdlov avaient pris ensemble la décision de mettre à mort le Tsar et sa famille – soutint que le massacre était une mesure utile et même nécessaire. Il écrivit :

La décision [de tuer la famille impériale] n’était pas seulement utile mais nécessaire. La sévérité de cette punition montrait à chacun que nous continuerions à combattre sans merci, ne reculant devant rien. L’exécution de la famille du Tsar était nécessaire pas seulement pour effrayer, horrifier, et instiller le désespoir chez l’ennemi, mais aussi pour fouetter nos propres troupes, pour montrer qu’il n’y avait pas de retour en arrière, qu’il ne restait que la victoire totale ou la défaite totale. Lénine percevait bien cela.

Propos recuillis du site : http://no-sioniste-medias.blogspot.com/2009/03/le-role-de…

Safaa White

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