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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

J’ai la flemme !

Depuis le dernier article dédié à mon roman, je n’avais plus rien écrit et pourtant les idées sont là, présentes oui, mais timides et impuissantes.

On sait tous qu’avec l’avènement de l’hiver et les journées qui raccourcissent, nous sommes tous influencés par la baisse de luminosité et le froid et sujets, à des degrés différents, à une baisse d’énergie physique, intellectuelle et morale.

Scientifiquement, ce qui est connue sous le blues saisonnier, est expliqué généralement par la chute brutale des neurotransmetteurs tels que la sérotonine, qui apaise d’habitude l’anxiété et la douleur et régule le sommeil, et la dopamine qui stimule la vigilance et l’entrain et aide à combattre le surmenage intellectuel.

On parle carrément d’une vraie maladie que les médecins qualifient de dépression saisonnière ou de trouble affectif saisonnier, où nous sommes entrainés presque malgré nous dans une boucle où cette fatigue agit sur la qualité de notre sommeil et sur notre humeur, troublant nos habitudes alimentaires (grignotage et prise de poids) entraînant des déficits en vitamines (notamment C et D), qui accentuent à leur tour ladite fatigue et émoussent au final notre enthousiasme.

Les hormones libérées pendant un stress prolongé plongent votre système immunitaire en état d’hibernation le rendant ainsi moins performant pour résister aux virus, bactéries et mycoses qui nous assaillent pendant la saison froide.

J’ai lu dans Votre santé au fil des années, que d’un point de vue naturel, l’hiver est la saison où l’homme doit être à l’opposé de ce qu’on attend de lui : Etre productif !

En effet, si la nature se donne une pause à cette période de l’année, il serait moins judicieux de demander à l’être humain d’être au top de sa productivité. Ces saisons sont l’occasion de se reconnecter à soi, recharger son système hormonal, soutenir son système nerveux et optimiser celui immunitaire. En privilégiant un sommeil de qualité, régulier, profond et récupérateur et miser sur des aliments connus pour leurs vertus favorables tant sur le corps que sur l’esprit.

Et si ces constats doivent revenir chaque année, c’est la première fois que je ressens le poids écrasant des symptômes et prends réellement conscience du mal être qui s’est installé progressivement il y a plusieurs semaines.

Rejetée et repoussée par une force invisible, je me sens manquer d’entrain à chaque fois qu’il est question de faire ce que j’aime. Je ne ressens aucune motivation. Me lançant dans plusieurs chantiers à la fois, à la recherche d’un simulacre de satisfaction ici ou ailleurs, je n’honore pas mes challenges. Ni écriture, ni sport, ni aucune autre activité. J’ai l’impression de vouloir traîner toute la journée, ne lisant qu’une page ou deux et cédant facilement à ma série culte Hercule Poirot qui me fait de l’œil chaque soirée ; sans pouvoir combattre la morosité qui me gagne petit à petit ; sans repérer afin d’enlever la graine vraie cause de démotivation et attends qu’un arbre entier pousse en moi.

La seule fois où je suis réactive, c’est quand je devais écrire des mails ou répondre à des requêtes professionnelles. Pour dire que l’énergie est là, mais elle est somnolente.

Alors, pourquoi je n’arrive pas à « sortir du lit », « prendre l’air » et chercher de la motivation dans ce qui me plait. Et quoique prenant conscience de tous les éléments précédents, tentant de me convaincre qu’il faut juste accompagner la vague en attendant les beaux jours, qu’il est tout à fait OK de ne pas se sentir OK, il n’en demeure pas moins que cette dépression, différente de la dépression classique fût-elle, est tout aussi démoralisante !

Et la situation pandémique, on en parle ?

Si dans les cas normaux nous vivons mal le passage automnal et le manque de lumière (là où je perds des points !), la particularité de l’année était là pour le pimenter.

Contagions planétaires, statistiques stressantes, confinement, déconfinement et reconfinement partiel ou total, restrictions, télétravail, perte d’emploi, disparitions, rentrée des classes… toutes des choses qui ont mis notre joie de vivre, notre optimisme, notre détermination à rude épreuve… et chopper la flemme, est la pire de toutes les infections !

Safaa White

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