My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Bienvenue 2016

Cette année je ne vous assommerais pas avec des souhaits lourds et pompeux, comme je ne me fixerais pas d’objectifs inatteignables.

Mes anciennes résolutions, je me le rappelle bien, ne visaient pas la lune pour demeurer, sans accès. Mais je les rendais comme telle par mon laisser-aller et ma procrastination. Ma motivation cherchait toujours des sources d’alimentation et ma désorganisation envahissait encore et encore mon esprit, ainsi mois après mois, jusqu’à me laisser empourprée devant mon bilan annuel !

Mais comme on n’est jamais coupable à cent pour cent, cette brève note d’honnêteté envers moi-même doit s’achever sur un petit rappel que l’enfer c’est l’autre. Même s’il s’agissait de Me, I and Myself !

Je viens de découvrir que j’ai toujours entrainé avec moi, intérieurement, un vilain animal dont j’ignorais tout de son existence. Celui que les bouddhistes appellent le Singe de l’esprit. Cet être agité, excité, confus et divertissant, qui ne cesse au milieu de tâches prioritaires de nous rappeler celles de moindre importance, uniquement pour éloigner le regard du point où il doit être figé : le F.O.C.U.S !

Allons, ne laissons pas ce sautillant de branche en branche nous éloigner du sujet !

Refocus !

L’idée de renoncer à la « to do list  2016 » n’était pas totalement mienne. Certes, le sentiment d’échec (déjà !) s’est emparé de moi en même temps que les couleurs rouges et blanc annonçant que le Noël approche, suivi aussitôt d’une nouvelle année. Mais j’ignorais qu’on pouvait le contourner en se proclamant maître de la décision de ne rien décider !

En recevant par courriel des vœux de bonne année, il était un mail que j’ai apprécié particulièrement et je me suis arrêté un moment pour repenser la question. Celle de vivre au jour le jour !

Vivre sans me projeter dans l’avenir, ni regarder en arrière m’épargnerait des coups de flagellation -je me connais suffisamment pour le décrire ainsi !- et me donnerait un nouveau sentiment de liberté – que j’ai l’impression d’oublier- car les rêves peuvent des fois enchaîner, quand par erreur nous y ajoutons de la pression, et les voulons se réaliser immédiatement.

Vivre sans trop (rien) attendre de son employeur, de ses collègues, de son compagnon ; bref, de la vie… m’aiderait à cultiver une paix intérieure. Vivre parce que je n’ai qu’une vie m’affranchirait du regret, de la culpabilité, du j’aurais dû dire ou faire, de la préoccupation et de l’inquiétude quant au lendemain, dont personne ne sait de quoi il sera fait. En langage religieux, nous avons coutume de vivre le quotidien dans les mains de Dieu.

Contrairement à l’attente qui a le mauvais pouvoir de rendre malheureux : Le malheur vient surtout d’une déception affligée. Mais l’on oublie que, la déception n’est pas orpheline, et que c’est l’un des deux résultats probables de l’attente et de l’espoir. L’attente que l’on nourrit suffisamment au point de faire des scénarios construits une évidence.

Certains verraient en ce style bohémien du pessimisme, d’autres un forfait déclaré à la vie. Or, la vie n’est pas une guerre à mener, ni un problème à résoudre. Poétiquement,  c’est un roman dont les chapitres sont rédigés au quotidien !

Alors, Stop au regret d’hier et la crainte de demain. Stop aux remords passés et à l’angoisse future !

Je crois que j’ai mis du temps pour le comprendre ; maintenant le plus difficile est de briser mon rétroviseur ! On me dirait que c’est de la théorie, et dans la théorie c’est toujours plus simple, toujours plus beau…Eh bien, j’aimerais, ici et maintenant, pouvoir retourner à l’école!

(Bonne année 2016) Bons 366 jours, à vivre au jour le jour !

Safaa White

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