BOBINE


Think / dimanche, mai 29th, 2011

bobines-fil-soie

Chaque matin, ceux où il ne pleut pas, je passe en souplesse en dessous ou soulève de la main des fils de soie que des voisines ont accrochés à des grillages près des fenêtres et qu’elles commençaient déjà à filer quand je fais ma sortie matinale.

J’ai pris l’habitude de cueillir leurs sourires et de voir concrètement des exemples de personnes tout aussi combattives qui quittent la chaleur de leurs lits, et sortir accomplir leurs tâches. Elles seraient de ces dames qui participent dans leurs coins de quartiers à cette industrie de filature : nœuds, fils, broderies… et que mieux que celles qui tendent la main je respecte.

L’autre fois, mon voisin du dessous a emprunté le même passage, mais agissant autrement, il découpe le fil et continue en maugréant son chemin et laissant derrière cette femme perdre son temps et la qualité de sa bobine en tentant de la réparer. Il aurait pu s’en abstenir, sauf qu’il choisit l’odieuse façon pour agir. Résultat : des ondes négatives qui poussent tout son intérieur à trouver ce cadre, charmant pourtant, déplaisant, et contaminent ces dames qui trembleront à se le rappeler et jurant de se venger.

Que perd on à se montrer agréable ?! On n’en gagne que davantage. Moi, j’ai pris l’habitude à mes débuts de journées de leur sourire et adresser un traditionnel  « Dieu vous aide » et chose prouvée, j’ai accumulé durant une louable sérénité.

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