Burnt

Burnt

Hier, entre un film de Bradley Cooper ou Jake Gyllenhaal, j’ai regardé Burnt (sorti fin 2015), dont seules les assiettes joliment présentées finissent par me faire décider.

La cuisine au cinéma (comme l’est la littérature d’ailleurs) me fait saliver tout autant qu’en (vie) vue réelle.

Mais contre toutes attentes, le plaisir ne l’a pas dépassé non plus. Autrement dit, je n’étais emballée que par les gestes des cuisiniers, les ingrédients délicatement maniés, les plans de travail soignés et les beaux plats à servir… A part ça, le scénario m’est apparu fade et sans matières grasses ! Le tout n’était pas parfait!

Adam Jones, illustre chef doublement étoilé à la recherche de la sacro-sainte 3ème étoile à la bible Michelin (mais sans le savoir de sa propre voie!), débarque à Londres pour l’ouverture de son restaurant. A la recherche d’une équipe de commis et de sous-chef, tous les moyens sont bons. Or, j’aurais aimé qu’un autre acteur de grand calibre incarne le personnage  (Pourquoi je pense à Morgan Freeman ?!) pour  pouvoir digérer son air arrogant et capricieux.

J’ai trouvé la prestation de B. Cooper -Le Meilleur- d’une exagération immodérée et nullement fondée : on est appelé à se faire une idée sur des époques difficiles de sa vie et de son passé glorieux avant qu’il ne se déprave dans la drogue et l’alcoolisme, tout ça rien qu’avec ce qu’en racontent les autres. Avec de simples déductions et imaginations, je restais sur ma faim ! Je me serais ennuyée moins si le réalisateur avait moulé son histoire d’une autre façon, par exemple une première partie où la célébrité tant évoquée de cette rock star de la cuisine française, nous ai été présentée quoique brièvement, au début.

Enfin, cela reste l’avis personnel, d’une personne lambda qui n’a fait certes aucune étude dans l’audiovisuel ni dans le domaine cinématographique, mais qui est une consommatrice de l’image, de la musique, du scénario, des mises en scènes à qui l’on présente une compilation qui a l’obligation morale de répondre à ses souhaits de téléspectatrice ; et à l’ère des réseaux sociaux, Youtube en tête de ligne, on regarde plus de podcasts que de films, donc on sait exactement ce qu’on veut ou ce qu’on ne veut pas regarder. Et une « moins bonne » présentation est jugée telle une perte de temps.

Ce qui n’est pas complètement le cas du Burnt, A vif ! de son titre français. Non, pas tout à fait ! C’est juste que ça manquait, pour demeurer dans la même bulle culinaire, de peps 😉 et à voir 3 fois attribuer 5 étoiles sur l’affiche du DVD a entrainé chez moi une disproportion entre l’enthousiasme du début et le détachement de la fin.

Je n’oublie pas Emma Thompson, dont les quelques apparitions m’étaient charmantes !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *