Cartes sur table


Read / mardi, janvier 21st, 2020

Des morts survenues suite à une négligence domestique, empoisonnement par erreur, accident de chasse ne laissent peser les soupçons sur personne.

Passionné de photographie, d’aventures, le très fortuné M. Shaitana est réputé pour être un collectionneur excentrique, ayant à son actif plusieurs œuvres rares. Mais, pour ce personnage étrange, la plus originale des collections, est celle qui se rapporte aux crimes. Non pas les armes, mais les personnes qui les ont commis, en échappant habilement à la police.

Il a l’étrange idée de convier chez lui 8 invités de marque : 4 représentant de l’ordre, dont le détective belge Hercule Poirot, Ariadna Oliver, autrice de romans policiers, et 4 présumés assassins, dont l’extravagant M. Shataina croit détenir le secret. C’est autour d’une partie de bridge que les quatuors se forment, jusqu’au moment où l’on découvre, l’hôte mort poignardé au cœur dans son fauteuil

Celui qui jouera au feu…

Dans ce roman de 288 pages, la Reine du crime nous embarque dans une intrigue palpitante, où comme à son habitude Hercule Poirot laisse chauffer, à la lumière des faits révélés, ses cellules grises jusqu’à la fin.

Pour lui, qui a toujours condamné le meurtre, mettre la main sur le coupable reviendrait à s’assurer des déclarations de la victime et confirmer les antécédents de chacun des suspects. Quant à eux, ils tenteront tous de déjouer l’enquête des limiers, par des mensonges, des fausses pistes, voire en commettant d’autres meurtres.

— À la guerre, on vous refuse le droit de juger par vous-même. Dès qu’un homme s’arroge le droit de distinguer qui est digne ou indigne de vivre, il devient dangereux… il peut devenir un criminel arrogant qui tue non en vue d’un profit, mais pour une idée. Cet homme usurpe les fonctions du Bon Dieu. » P. 187

Publiée la première fois en 1936, Cartes sur Table est une enquête réfléchie et bien menée, où il est question de psychologie des personnages, d’humour noir, de bridge, de rebondissement à chaque chapitre. Agatha Christie y fait allusion de deux de ses œuvres, à savoir ABC contre Poirot et Le Crime de l’Orient Express.

Joué en 2005 à la télé (Saison 10 et épisode 2) les faits n’y étaient pas du tout fidèles au roman. Je me suis amusée, hier, )à soulever les similitudes et les différences entre les deux. Plusieurs détails sont ajoutés, des faits remplacés ; il est même question d’un nouveau suspect. L’identité révélée du coupable étant la même, il est plutôt intéressant de voir se dérouler l’enquête policière sous cet angle du scénario.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *