Curieusement vôtre…


Think / mercredi, septembre 3rd, 2014

Où vont les mouches en hiver ?

Pourquoi les nuages sont blancs ?

Comment se forment le givre ? etc…

…plusieurs questions qui poussent à nommer, mesdames et messieurs, la CURIOSITE.

Pas l’indiscrétion qui fait de cette habitude un vilain défaut chez les français ou qui tue le chat en Angleterre (des dictons qui vont pourtant à l’encontre de l’apprentissage), mais la capacité de ne pas se contenter de simples idées reçues ou réponses héritées à la bête.

L’esprit curieux était à la longue cette « compétence » qui différencie les élèves d’une même classe, ou les personnes d’une même fraternité, et où à travers l’on peut déceler de vrais potentiels !  C’est ce désir de savoir, d’enrichir ses connaissances et aller plus loin que les opinions préconçues. L’insatiable soif de découvrir le fonctionnement des choses qui nous entourent poussent les personnes, même celles avec moins d’aptitudes, à développer leur quotient intellectuel. En prêtant plus attention aux détails et se montrer plus ouvertes aux connaissances, elles peuvent augmenter leur chance de réussite dans un milieu scolaire d’abord, et professionnel par la suite. C’est tout simplement conserver son souffle de jeunesse :

François Mitterrand a bien dit un jour que la « vieillesse est le manque de curiosité ».

On dit souvent que les petits esprits observent, les grands se posent des questions et les philosophes tentent de les résoudre.  A y penser, nous retrouvons bien à côté de l’humilité, une sagesse déguisée derrière le « Je ne sais pas ! ». En effet, des noms marquant l’histoire scientifique ou artistique comme Galileo ou Jobs n’étaient pas plus intelligents, ou plus chanceux, mais leurs étonnements faisaient la différence, car comme l’avoue Einstein lui-même : «Je n’ai pas de talents particuliers. Je suis juste passionnément curieux ». George Sand lui en est allé bien loin en voulant « mourir par curiosité ».

Une vérité malheureusement exceptionnelle de nos jours, où la majorité veut se passer par des connaisseurs en TOUT, armé uniquement du ouï-dire comme savoir. Car si notre société est souffrante de plusieurs maux, il en est un qui la ronge intellectuellement, faisant de ses gens des consommateurs d’informations toute faite, qui leur est parvenue facilement via un média et qui s’est façonnée derrière des terminaux.

Cette industrie de mails faisant de nous la cible d’histoires non fondées, de perceptions déformées et de croyances limitantes, et que l’on tient paradoxalement pour vraies, avec l’intime conviction que personne n’est assez curieux pour vérifier leur authenticité, scientifique, historique ou linguistique.

… Et si vous avez lu ce billet en entier, comme ça juste par simple curiosité, je félicite le génie en vous!

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