Cinq heures vingt-cinq

Cinq heures vingt-cinq

Après plusieurs lectures absorbantes, et pour le temps d’un week-end, on a envie d’un soupçon de mystère que l’on retrouve en opulence chez Agatha Christie, la maîtresse du « whodunit » (contraction de « Who (has) done it ? » pour ceux qui l’ignoraient comme moi, désignant le mouvement littéraire britannique du roman policier ou roman à jeu apparu au début du XXème siècle).

Publié en 1931, Cinq heures vingt-cinq (de son titre original The Sittaford Mystery) est le 11ème roman d’Agatha où l’on ne retrouve sur les lieux du crime ni un Hercule Poirot ni une Miss Marple pour tirer au clair cette affaire. C’est plutôt une enquête menée parallèllement par un inspecteur de police et la fiancée du présumé coupable. Une jeune femme moderne et dynamique qui ne se laisse reculer devant rien pour prouver l’innocence de son futur époux, qui n’est autre que le neveu de la victime.

C’est donc dans un cadre différent de son huis clos classique, mais dans un village isolé dans la compagne anglaise que se déroule un meurtre des plus compliqués, de par les motifs et les circonstances, où toute personne semble touchait de près ou de loin au drame. Les phénomènes surnaturels dont il est question dans ce roman viennent en pimenter les péripéties. En effet, les invités du Castel de Sittaford proposent une séance de spiritisme et font « tourner une table » (Mode qui culmine en Europe depuis les années 1850). Malheureusement, ce qui suivra n’avait rien d’un jeu, parce qu’un « esprit » annonce l’assassinat du Capitaine Trevelyan à 5h25 de l’après-midi.

L’écrivaine de L’hôtel Bertram, a encore une fois entremêlé intrigues et sujets. Ce que le lecteur ne peut qu’apprécier parce qu’elle lui fournit en même temps que la police les éléments pour tenter de démasquer le vrai coupable, qui est généralement le personnage dont on se doute le moins (ou pas du tout !).

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