Citadelle conquise

Citadelle conquise

prince-of-persia

Dernièrement, les barricades de ma sérénité ont été irrémédiablement attaquées, pas si tragiquement comme les mots que j’ornerais laisseraient entendre, mais pas suffisamment rassurant comme mon sourire travesti laisserait croire aussi. Les maux ne sont ils pas naturellement amplifiés dans les mots ? Cependant, aucune peine ne trouvera sa juste description quand le cœur enveloppant une plaie profonde qui refuse de cicatriser, se referme mal.

Je ne me rappelle pas être arrivée dans le passé à détester mon existence et le cœur en être relevé en dégout au point de vouloir en finir. Je ne nourris pas d’idées suicidaires, et j’espère ne pas en avoir, pourtant je voudrais que ça soit fini, que je ne sois pas seule, mais que tout le monde périsse. J’aurais aimé me glisser paisiblement sous mes draps et faire un doux rêve qui me ramènerait ce sourire qu’on trouvera immobilisé sur ma face au réveil quand je ne serais qu’un corps sans âme. Mais je ne voudrais pas que face à la mort je sois seule, qui me dirait alors si là aussi je n’aurais pas été à la hauteur !!

Je lis déjà des étonnements, et moi la dame aux ondes jusque là positives je donne aux esprits qui les ont manifestés raison. J’entends d’ici certaines langues conspuer mon égocentrisme sans limite et je ne pourrais me défendre. Ne paraitrais je pas sans hardiesse pour ne pas m’offrir cette mort que je désire voir planer sur tout l’univers ?

Plus courageux que tous les courageux, celui qui s’affirme lâche ; et dépourvu d’altruisme celui qui n’arrive même pas à s’aimer soi même. J’ai en moi les vices de ces vertus et les qualités de ces défauts. Je ne reconnais pas ma lâcheté, autrement je serais courageuse, et ne me culpabilisez pas d’égoïsme, je ne m’aime guère.

En prenant de l’âge, je comprends ce que je ressentais enfant : face à mes épreuves j’avais tout simplement ce trac de vouloir la perfection et craindre rater la chance d’exceller. J’avais, chaque année, un objectif et je jouais tant bien que mal ces intrigues de ma road movie. Depuis longtemps, je ne dessine plus d’objectifs que je voudrais atteindre, et là j’avoue mon échec. Ceux qui risquent la vie pour la survie sont encore plus déterminés que je ne le suis actuellement. Je cherche la paix de mon âme et elle ne vient pas et c’est d’abstinence de la vie que j’erre dans la vie.

Permettez-moi de vous demander de la réflexion pour étudier de près et sérieusement ce qui suivrait en interrogation : pourquoi existons-nous sur cette terre ? Je me suis mise à l’examen et pris plus de temps que ce que je vous demanderais d’y consacrer, mais la réponse ne venait pas.

Je croyais que parce que chacun de nous aurait une mission à accomplir dans la place où il se tient, dans l’espace où il opère, mais Excusez moi mon Dieu, si je n’avais pas retenu la leçon. Je préfère être une mauvaise élève congédiée de Ton cours que maladroite messagère.

En famille, je m’épuise à prendre continuellement place dans cette spirale de rejet familial. Nous vivons l’incohésion par excellence, et ça me manquait le temps où admirablement nous étions heureux, parce qu’il est malheureux de constater que nous sommes devenus malheureux. Dû à quoi, je l’ignore. Je sais seulement que si lamentable je me vois, c’est parce que je suis la victime d’une éducation scrupuleuse, victime de leurs débats interminables. Je suis victime de leur union. J’ai rejoint dernièrement ce club d’hérétiques à qui comme il fut impossible de concerter pour leurs propres naissances décident de ne pas infliger le même sort aux descendants.

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