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Codex 632, Le secret de Christophe Colomb

Une intrigue captivante qui se dévore avec beaucoup d’appétit. Ce thriller historique au cœur des grandes découvertes maritimes de la péninsule ibérique, est le premier roman de José Rodrigues dos Santos dans la série Tomas Noronha.

Beaucoup plus connu pour L’ultime secret du Christ, un chef d’œuvre, et La Formule de Dieu, trop scientifique à mon goût, l’auteur portugais s’attaque à une énigme vieille de 5 siècles qui a longtemps intrigué les historiens, à savoir la véritable identité de Christophe Colomb.

Quand l’historien Toscano est retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, Tomas Noronha, le personnage fictif de Dos Santos est engagé par une fondation américaine pour compléter les travaux de recherches déjà entamées et qui avaient pour thème la découverte du Brésil en 1500.

Marchant sur les pas du professeur décédé, le cryptanalyste ne tarde pas pour découvrir que les textes et documents sur Christophe Colomb sont dans la plupart des copies fourrées de contradictions et d’anomalies que presque tout ce qui touche à sa vie est spéculatif.

Par exemple, comment se fait-il que ce navigateur présumé d’origine génoise ne parle ni italien, ni génois mais un espagnol approximatif truffés de mots portugais ? Comment un jeune tisserand génois a-t-il pu épouser une femme de la noblesse portugaise ? Pourquoi ce navigateur a-t-il embarqué sur la Santa-Maria quelques heures avant l’avis d’expulsion des Juifs du Portugal ? Et pourquoi sa signature a une interprétation Kabbalistique ?

Il faut toujours évaluer la fiabilité d’un document, le regarder d’un œil critique, essayer de détecter les intentions et s’assurer qu’il ne contient pas d’incohérences.

Autant d’énigmes autour de Colomb et dont l’élucidation nous emmène de New York, à Rio de Janeiro, à Lisbonne jusqu’à Jérusalem en plongeant un lecteur charmé dans les conflits géopolitiques d’une Europe méditerranéenne d’il y a cinq cents ans.

José Rodrigues dos Santos a sa manie de faire des informations vérifiées et des documents originaux une toile de fond pour sa fiction. Quelque chose qui lui réussit bien puisque le lecteur est totalement emballé par ses travaux de recherches scientifiques, historiques, de codage et de philosophie. Personnellement, c’est un gage de bonne qualité et il est parmi les écrivains dont je voudrais lire toute la bibliographie.

Nous savons maintenant que Colomb a passé toute sa vie à cacher son passé. Nous l’appelons Christophe Colomb, mais il n’existe pas un seul document dans lequel il se présente sous ce nom. Pas un seul. … Non seulement l’homme […] n’a jamais pour autant que nous le sachions utilisé ce nom pour se présenter, mais il s’est également assuré que ses origines restent entourées de mystère. P. 203

Je me rappelle avoir commencé la lecture de Christophe Colomb, un livre de Salvador de Madariaga, alors que par un habile hasard je visitais La Casa Colon, sa maison aux Canaries, mais j’avais décroché à la 196e page. Des fois, on a l’impression que les lignes ne nous parlent pas, rien ne se passe et qu’on préfère abandonner, mettre de côté jusqu’à nouvel ordre. Maintenant, jonchaie avec ce livre écrit en 1985 pour plonger davantage dans le portrait psychologique étonnant de cet explorateur célèbre pour avoir découvert « les caraïbes » ou plus conventionnellement « le nouveau monde ».

Safaa White

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