Desperate Housewives

Desperate Housewives

desparate

Toutes les femmes qui m’entourent frôlent la dépression. Certaines d’entre elles se font même suivre… n’est ce pas cela misérable?!

Les images qu’elles dessinent, ne se souciant de ma présence que pour regretter le glamour ou les soins qu’elles prétendent s’être toujours apportées avant l’heureuse union, les dénigrent sans trêve à mes yeux. Et à chaque épisode, au fil de leurs doléances circonstanciées, je les vois – malgré moi- s’éloigner de cette gent supposée être plus obligeante, moins virulente et davantage délicate. Peut être suivent elles, contagieusement, le conseil de se plaindre parce qu’on ne plaint jamais ceux qui ne se plaignent pas…

Je me vois déjà, au lendemain d’une journée nous rendant hommage, me demander quand est ce qu’on rajoute à la caractéristique physiologique de femelle avec laquelle nous naissons, celle de femme, en réalité plus emblématique que physique.  

On est censé à un certain moment de notre existence le devenir, mériter une telle épithète et pouvoir dignement en conserver la signification… et si à leurs différents âges, fondant déjà un foyer, ayant des enfants, elles ne le sont pas, quand est ce qu’elles deviendraient des femmes ?!

En les écoutant débiter sur leur quotidien conjugal et voir chacune d’elle laver dramatiquement son linge en tâchant de le laisser plus sale que celui de sa voisine, je me promets de ne jamais leur ressembler.

J’accepte sciemment la principale face de ce « jamais » et son revers.

Déterminée, je promets ne pas être une épouse malheureuse ; et comme cette négation confiante pourrait être également une confiance négative, je consens à ne jamais me voir « franchir l’autel qui me déclarerait Epouse ». Combien de choses portent en elle mêmes harmonieusement son antonyme.

La félicité dans un ménage est une chance. Et je jure de cueillir cette chance dans les champs les moins fertiles, d’entretenir mes cactus, et verdoyer ma main pour leur redonner vie… mais si en dépit de tout, la pâleur venait à s’installer dans mon intérieur, le souffle pourrait bien s’évader de la même porte qui l’ait laissée entrer.

Plus impossible que retrouver l’amour est de savoir le préserver…Plus délicat qu’allumer un feu est de ne pas le laisser se consumer…

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