En suspens…


Think / vendredi, mars 23rd, 2018

Il a fallu d’une seule chronique reportée pour que tout suive, dans le processus du pas aujourd’hui, demain peut-être. 

Et j’ai déjà une accusée!

La procrastination, tous les écrivains s’y nourrissent..dit Antonio Banderas dans Black Butterfly, il joue lui-même un auteur en panne.

Mon penchant pour les films d’écrivains n’est plus un secret, du moins pour les personnes qui me suivent par ici, et celui-là, avec un goût meurtrier, me tenait pas moins en haleine. Mais là n’est pas le sujet. Viendra probablement l’occasion pour en parler dans la bonne section, mais je ne voudrais aucunement donner, ici et encore, une matière pour nourrir la plume somnolente qui fuyait pour plusieurs raisons (ou mystérieusement aucune d’ailleurs !!) la rédaction de mes billets au fil des lectures.

Ayant fini (difficilement) Kamouraska, je ne trouvais mot pour mes appréciations personnelles et je craignais ne pas traduire à juste titre mes sentiments, nuancés par mes propres attentes du style et de l’histoire, sans avoir l’air de dénigrer un livre qui figurait parmi les références littéraires nord-américaines et mondiales de l’époque.

Donner un aperçu narratif ou esthétique ; applaudir ou discréditer ; la blancheur de la page m’aveuglait.

Or, c’était ça l’erreur.

Laisser libre champ au vide pour s’installer et ainsi de suite, lecture après lecture, j’ai pris l’habitude d’abandonner mes habitudes.

Certes, un article c’est mon produit, mais les idées qu’il expose ne sont pas miennes. Il s’agirait toujours du compte rendu subjectif d’une lectrice, du produit d’une autre personne.

Que j’apprécie plus ou moins, l’essentiel c’est de venir à bout d’une aventure. Inviter les phrases à venir, les partager telles quelles et sitôt, sans chercher à leur donner de l’originalité.

Mes propres pensées devraient se refléter dans un écrit qui portera ma signature, où j’aurais pris le temps de les harmoniser, les embellir et les défendre.

Cette réflexion je dois certainement la tenir des Illusions Perdues (la seule d’ailleurs ! Ce qui met nécessairement ce chef d’œuvre de Balzac en tête de livres à relire), quand Lucien conseillé par un « ami » s’essaye dans le journalisme et prostitue sa plume pour des articles corrompus.

Maintenant que la pile commence à peser et avant que le tir ne soit à jamais irrectifiable, j’essaierai d’y aller dans l’ordre et j’espère dresser les notes des romans et essais que j’ai lus, lentement quand même, dernièrement.

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