FIGHT, contre l’autosabotage, gagnez le combat !

FIGHT, contre l’autosabotage, gagnez le combat !

A part les bulletins et capsules de motivation fréquemment reçus, je ne me rappelle pas avoir lu un livre de développement personnel et je suis contente de m’être plongée entièrement dans celui-ci. Un vrai coup de cœur réconciliant!

Championne du monde de kick-boxing, Hazel Gale a été sujette à une fatigues chroniques propre aux sports de haut niveau la menant à un burn out. C’est dans l’hypnothérapie cognitive, une thérapie en forme d’autoanalyse inspirée des neurosciences et de la psychologie positive qu’elle a trouvé les réponses à ses propres blocages. Devenant elle-même thérapeute, elle sort cette année Fight, un livre-outil conçu initialement pour nous guider à travers le processus qui consiste à cultiver notre potentiel afin d’atteindre succès, bonheur et harmonie dans nos relations.

Différent de par les messages et la structure, ce livre « sortant du lot », truffé de techniques, de processus, de challenges, riche en témoignages des patients comme de l’histoire personnelle de son autrice dont les pages laissent transparaître son affabilité, est une source d’inspiration. Un vrai coaching durant tout le chemin de lecture, telle qu’elle le fait avec ses patients.

Loin des démarches impersonnelles, Hazel raconte comment l’angoisse de mener des combats, même s’ils lui apportaient la victoire, l’empêchait d’y voir du positif. Au contraire, elle en sortait à chaque fois honteuse, en conflit avec son soi, sans en prendre plaisir. C’est quand elle a su accepter « son monstre » et l’intégrer dans son « soi » actuel, que la boxeuse mondiale a pu passer à être chose et se consacrer pour aider d’autres patients à écouter et accepter leur monstre « tu n’es pas assez ».

Par monstres, Hazel Gale désigne métaphoriquement toutes les émotions de honte, angoisse, peur, ressentiment, culpabilité, des petites voix intérieures qui nous racontent des histoires qui deviennent des pensées limitatives du type : je suis stupide/moche/sans intérêt ; je ne suis pas à la hauteur ; ces gens sont trop bien pour moi ; je ne vaux rien…. Ils se nourrissent de croyances (généralement des malentendus, des souvenirs mal structurés) nées et nourries durant l’enfance, un monde fonctionnant de façon binaire, où l’on a tendance à tout prendre pour soi et où l’on est soit gagnant ou perdant, aimés ou détestés.

Nos monstres sont les aspects de notre personnalité dont nous avons honte. Nous refusons de les aimer, de les accepter ou même de les reconnaitre comme une partie de nous-mêmes. Nous avons décidé qu’ils n’étaient pas montrables, qu’ils n’étaient pas « assez bien » pour que les autres puissent les accepter.

[…] La honte est ce que nous nous expérimentons chaque fois que nous nous sentons « moins » ou « sans intérêt » d’une manière ou d’une autre. C’est aussi ce que des publicités irresponsables cherchent à nous faire éprouver par rapport à notre corps, pour nous inciter à acheter des produits amaigrissants, des protéines en poudre, des implants mammaires ou des extensions péniennes. La honte, c’est ce qu’on ressent lorsqu’on vous harcèle, qu’on vous rejette, qu’on se moque de vous, qu’on vous snobe. La honte est un état émotionnel qui nous force à cacher nos « petits secrets » : un échec, une maladie, une addiction, ce qu’on gagne, ce dont on a envie sur le plan sexuel, etc.

Résister à ses blocages n’est pas la solution, parce que la résistance émotionnelle se termine en autosabotage et limite également nos contacts avec autrui.

Les parties du livre sont structurées de façon à nous permettre d’avancer vers un état sain d’intégration psychologique, une conquête de soi. Il faut d’abord 1) commencer à comprendre sa part émotionnelle, 2) écouter les messages qu’elle envoie et enfin 3) apprendre à communiquer directement avec elle. Le combat se gagne à partir du moment où on est dans l’acceptation du moment présent.

On retrouve de la résistance émotionnelle dans tous les problèmes d’autosabotage. C’est en voulant nier ou supprimer les émotions associées à nos monstres que nous nous enfermons dans un érat d’esprit victimaire.

La résistance émotionnelle est un problème largement partagé. Nous avons été conditionnés à considérer nos émotions non comme une partie naturelle de l’existence humaine mais comme l’expression de ce que nous sommes. Il est courant de prendre l’expression de la joie pour de l’immaturité ou de la bêtise, la peur pour de la lâcheté, l’enthousiasme pour de la naïveté, la tristesse pour de la faiblesse. P. 247

En ce qui me concerne, j’ai rencontré deux soucis tout au long de cet ouvrage. Déjà, je l’ai acheté en espérant trouver une solution magique à la procrastination. Alors qu’il n’en existe pas. Loin de la victimisation où je me complais, c’est à moi de faire face à mon monstre et l’aimer pour qu’il devienne mon allié. Mais pour ce faire, je devais me reconnecter à un lointain souvenir ou à une croyance qui nourrissait mes « tu n’es pas à la hauteur » et « sois parfaite ». J’étais incapable de plonger dans mes images d’enfance pour jouer le jeu. Par conséquent, je n’ai utilisé aucun des nombreux outils proposés. Il ne faut surtout pas croire que je n’en tire pas profit. Au contraire, en le fermant, on a l’impression d’avoir assimilé plusieurs théories et maitrisé plus d’une technique. La rencontre avec son soi intérieur avec ses « bright » et « black » sides est plus sereine et faire le bout de chemin ensemble, en les intégrant, devrait être une partie de plaisir.

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