Happy end 2010!

Happy end 2010!

happy_endCe soir, à minuit le ventre du temps accouchera d’une nouvelle année.

Même si je qualifie celle en cours de remarquable, je ne suis pas triste à la quitter, ou plus précisément à la voir se détacher du temps et s’enterrer dans l’espace. Elle demeurerait inoubliable !

Comme elle était littérairement très meurtrière, éco-politiquement très turbulente, et naturellement très secouée, 2010 n’était pas moins mouvementée pour moi.

Des aventures tentées, des défis tracés, dont j’ai relevé une partie et le reste à venir, des décisions prises et des révolutions qui en sont corollaires entreprises…Je suis fière de moi-même ! Voilà qui en est une preuve parlante, quand auparavant rien ne faisait regagner ma confiance en moi-même.

Littérairement, objectif atteint : j’ai lu plus de livres cette année que ceux lus en 2009. En vers, je n’ai écrit il est vrai qu’un seul poème alors qu’en prose ma bibliographie abondait. Des réflexions j’en ai partagées et pour des horizons plus ouverts, l’expérience journalistique me tente toujours. Peut être que je noterais cela sur mon agenda : une telle vocation rédactionnelle requiert davantage d’efforts.

Sportivement, à coté des randonnées pédestres et des escalades, l’altimètre a valsé entre le + et le – . Voilà comment les fortes émotions ressenties en air comme sous la mer m’ont inspirée l’épithète « T’es mer&air » pour dire « téméraire ».

Socialement, « Rencontres et Adieux » en serait le titre. Les pertes de personnes c’est exactement ce que je sais faire depuis des années. Mais ce n’est que douleur instantanée celle que je ressens quand on formule, par attitudes, par mots ou par absences des adieux. Petit à petit, le souffle qui a semblé quitter le corps malade reprend son rythme ordonné et c’est toute la vie qui reprend son cours. Tout voyage n’est pas fait que d’autoroutes droites, il existe des carrefours et des ronds points. Sur les rails, les trains ne font pas de demi-tour, voilà pourquoi on a prévu des gares où des personnes le quittent et laissent place à d’autres qui remontent.

Professionnellement, c’est là où j’ai subi le plus d’échec. Pas évident alors de toujours positiver quand toi-même tu rejettes ta situation. Des candidatures qui n’ont pas abouti, ou des contacts qui n’avaient plus de suite. Au bout de mon souffle, j’essaie autre chose, ou plutôt deux. Je démarrerais bientôt des procédures, qui parallèlement auront des thèmes géographiques.

Personnellement, il était aussi temps de décider finalement sur des points que je ne saurais mettre ailleurs qu’ici.

J’ai obtenu vers la 90ème minute de cette partie, une approbation qui me permettrait d’aller à bout de ce master dont le suspens n’a cessé de remuer mon entourage plus qu’il ne m’atteignit. Il me reste maintenant à me retrousser et transpirer.

Mon sourire est changé actuellement. Il brille (négativement!!) Une chose me console pourtant : on le trouve toujours charmant. C’est dire que je réussis toujours à sourire avec les yeux, qui eux sont restés de tout temps sincères.

Je suis allée m’inscrire à des cours d’italien depuis le temps que je rêvais de comprendre, où je rêvais de lire avec aisance les articles sportifs qu’on écrivait, et parce qu’une fois à Milan ou à Rome je voudrais en touriste m’entretenir en musique avec les gens. C’est exactement cette mélodie mélancolique de l’italien quand on ne prononce que de mots ordinaires. Oh ! Mi piaccio !

Je ne me nomme plus (tout le temps) jeune ou petite fille, plutôt (des fois) femme, depuis qu’une personne m’a qualifiée de telle. Je m’étonnais cependant que l’on peut voir autre qu’un bourgeon de femme. En chancelant entre « plus a GIRL » et « pas encore a WOMAN », je m’y abstenais auparavant. Cela n’est même pas lié à ma situation familiale. J’enrichis les chroniques d’une Célibattante dont la membrane perméable se protège contre les invasions et se veut indépendante quand l’interdépendance à laquelle elle aspire nuit plus qu’elle n’instruit…

C’est la première fois que je fais un tel bilan. Généralement, je fêtais l’anniversaire de mon espace et remontais le temps. Toute naissance pour moi est spéciale, mais cette année avec ces déterminations reste mémorable.

Vient maintenant, le moment de me juger moi-même. On me connait auto-méprisante, et m’offrant volontiers au bourreau que je suis. Mais, je n’en ferais rien. Je me suis assez fouettée dans le passé pour me faire saigner davantage. Des excuses ?! Je voudrais bien en formuler, mais je ne me vois pas non plus dans le tort. Je n’ai fait défaut à personne. Peut être à mes proches, de ne pas leur dire (assez) combien je les aime, combien ils me manquent quand je les quitte, combien je me repens quand je me montre désobligeante. Si j’avais agis malhonnêtement avec d’autres, dit-on seulement que cette « femme » voulait être heureuse, besoin qui en motivait d’autres et qu’elle en avait probablement droit !

Chose est claire, et pour somme je compose ces vers,

Où je ne regrette pas un pas engageant,

J’aurais regretté plutôt ma paresse.

J’aurais regretté une fausse sagesse.

Je trébuche, me relève et dis : en avant !

Que de sincères vœux et à l’année prochaine !

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