Les Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus


Watch / jeudi, juillet 28th, 2016

Ça n’étonnerait personne de voir apparaitre cette note dans la catégorie Watching plutôt que Reading, car tout le monde a dû certainement avoir vent, mieux encore regarder le one man show de Paul Dewandre : une adaptation personnelle -et véritable réussite !- du Best-seller de John Gray paru 1992. Tout le monde, sauf moi !!!

Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, le livre, j’en ai entendu parler, l’occasion m’était donnée de m’assoir à côté d’une personne qui le tenait entre les mains et en disait beaucoup de bien, mais moi je ne l’ai jamais lu ! Cependant, ce spectacle FA-BU-LEUX a été joué en 2006, et je ne l’ai visualisé qu’hier ! 10 ANS de décalage ! Si ce n’est pas là la vraie signification d’une personne comateuse, ou isolée dans une grotte à elle, dites-moi ce que ça pourrait être ! Et si mon amie Bouchra n’avait pas usé de tous les moyens pour que je le regarde, j’allais passer vraiment à côté de grandes révélations !

Mais comme l’aventure continue avec Paul Dewandre, qui est toujours sur les planches, avec une seconde présentation éponyme, je me dis qu’il n’est aucun mal d’en parler, au contraire, qualifié par l’auteur et comédien lui-même, comme un cours devant être obligatoire avant de se marier (attribuer un permis de mariage, dans le style Licence to wed de Robin Williams), un stage de prévention contre le divorce, un guide indispensable pour la promotion de la vie en couple, afin d’éviter le stéréotype d’une vie cote à cote sans être vraiment ensemble, je le trouve intemporel !

Avec des explications essentialistes sur les deux sexes, le spectacle traite les relations hommes et femmes, d’un point de vue très caricaturé, hilarant, mais très vrai et instructif, visant à permettre à chacun de mieux comprendre le sexe opposé.

Généralement, dans l’esprit des partenaires, plusieurs questions demeurent sans réponses, sans comprendre pourquoi l’autre fait ce qu’il fait, sans prendre conscience que c’est parce qu’il est ce qu’il est, et c’est une grosse erreur que d’espérer de l’autre de réagir comme nous, on réagirait si on était dans les mêmes circonstances.

Les petits détails du quotidien, les petites remarques de rien de grave, les petites allusions, etc. font en sorte d’accumuler du sable dans la vague : Les déductions (négatives) faites à ce sujet, engendrent un nombre énorme de frustrations, un retrait de points de l’actif de l’autre : On se sent épuisé en ayant l’impression d’avoir tout donné sans recevoir !

Les différences entre les Martiens et les Vénussiennes (parce que chacun est normal dans sa peau mais on est juste différents), émanent des spécificités de caractères : Quand l’homme, séquentiel et rationnel, se définit par sa compétence, et se motive par de l’appréciation et de la confiance ; la femme, multitâches et émotionnelle, cherche une meilleure qualité de la relation et plutôt motivée par d’incommensurables couches d’attentions et de compréhension !

Ainsi, la femme comparée à un jardin qu’on entretient à l’infini, et l’homme qu’on assimile à un dauphin, ont chacun des filtres et l’assimilation des deux logiques, deux langues différentes,  masculine et féminine, ne requièrent qu’un décodeur !!

Maintenant, j’ai hâte de visualiser le deuxième show de cet incroyable homme (c’est bon je suis tombée systématiquement in love !), qui comme John Gray a rendu certainement plusieurs couples plus heureux, sinon moins sceptiques l’un envers l’autre. Ce même auteur défini en 2010 par feu Christian Godefroy comme un hérisson (Lire son histoire du club positif Etes-vous un renard ou un hérisson ?) qui au lieu de laisser figée sa première idée sur les relations hommes/femmes (un premier livre beaucoup trop compliqué) l’a suffisamment simplifié jusqu’à en faire un Best-seller traduit en 46 langues différentes !

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