My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

I love bladi…

Place Mohamed V…I love m’dinti

Chaque soir, le taxi emprunte le même chemin… sur ce chemin de retour, je ne peux m’empêcher de réfléchir, de composer des vers d’amour… Je ne peux m’empêcher de sourire.

A voir toutes les agences de voyages, les aérobus, on se croirait à 2 pas de l’aéroport… À voir tous ces hôtels, ces constructeurs d’automobiles, ces banques, ces sièges de holdings, cette bourse… on se croirait à…

Pas la peine de chercher plus loin, on y est réellement… Casablanca.

Ville de contrastes. Ville où on mange de la glace ne plein hiver. Ville où on déjeune à la rue, son goblet à la main, son journal à l’autre et pressant le pas, on regarde nerveusement sa montre…

En marchant dans les rues bouillonnantes casablancaises, « chaque endroit me fait arrêter, chaque affiche me fait méditer, chaque bâtiment titanesquement élevé me fait tressaillir, mais sans peur…la peur n’emprunte pas les mêmes chemins que deux amoureux… »**

J’aime la ville qui m’a vue naître, m’a vue grandir… m’a vue me battre pour me trouver une place entre ses gens…

J’ai du respect pour des compatriotes qui quittent la chaleur de leur lit, sortent commencer leur journée en aventure, se bousculent dans les foules, courent trouver une place dans le bus… Peut être même pas!

J’ai du respect pour ces compatriotes qui se battent pour vivre, mais surtout pour ceux qui se battent pour survivre !!…

J’ai plus de considération pour la femme embaumée de transpiration sous le soleil des marchés, qu’à celle puante de fragrance sous la lampe d’un Trottoir !

Heureuse d’être là, pour pouvoir, dans n’importe quel petit coin que j’occupe,  apporter ma plus value et prouver que je ne suis pas un chiffre en plus dans les résultats des recensements. Mais que je ne suis pas n’importe qui ! Je ne veux pas être n’importe qui ! Étant de passage sur cette terre mortelle, je veux marquer et être marquée ! C’est ainsi, que je m’immortaliserais !

Au début de mes cours, une étrange sensation m’envahissait une fois je suis à Rabat. Je croyais pour longtemps que c’était parce que je me diagnostiquais à chaque fois belle.

Mais, je réalise que mon profond bonheur n’émanait pas de faits physiques, mais c’est que cette fois, quand je descends du train, et suis le flot des voyageurs, je fais partie de personnes qui sont là pour apporter leur touche à cette vie !! Chacun dans cette navette, porte en lui le projet d’une micro-contribution qui, dans la longueur du trajet, la fatigue et sueur des voyageurs, le frottement des épaules dans l’embouteillage… aboutira au Mega projet de macro-contribution…

** extrait de ma nouvelle « Le temps d’une ambition ». C’était en pensant en partie à Casablanca, que j’avais décrit ce passage.

Safaa White

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