J’ai testé le lâcher prise

J’ai testé le lâcher prise

Récemment, je me sentais mouvoir dans une bulle de bonne humeur. Je me sentais plus motivée, imperturbable, valuable, … 

Je ne pense pas que les choses autour de moi ont changé. Le philosophe et poète américain Henry David Thoreau disait tout simplement les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons.

En effet, rien n’est venu ébranler le statu quo précédent ou du moins le peu de transformations que j’ai pu constater tiennent du fait que je porte un nouvel œil sur tout.

Normalement, en quête d’une pleine confiance et d’une parfaite harmonie avec mon Moi, je passe souvent par des moments de recherche de soi au bout desquels je sors à chaque fois différente.

L’air frais en haut d’une montagne me manque toujours, mais je ne me plains plus de voir réduire mes loisirs à des activités sédentaires (la lecture, ma véritable passion et alliée) tellement j’y savourais le ressourcement dont j’avais besoin. Et le temps passait sans m’apercevoir qu’au fond des changements étaient en train de s’opérer dans mon attitude.

Pour tout vous dire, je n’ai rien vu venir, mais j’ai senti encore une fois une grande sérénité m’habiter, ni peur ni doute, juste de la légèreté et le souhait insatiable d’être davantage passionnée. Comment un enfant profite-t-il de sa vie ? Il va chaque jour vers de nouvelles découvertes et s’obstine à bâtir seul de grandes tours dans son monde imaginaire.

J’ai compris que sans réellement le chercher j’ai développé de la maturité et une psychologie positive du lâcher prise. Je me suis littéralement « calmée » quand j’ai renoncé au désir de tout modeler. Inconsciemment, je me suis vue emprunter les voies qui seules définissent au mieux mon identité.

En relations, j’ai appris à avoir de la hauteur. Délibérément taciturne, mon silence devrait en dire long sur mes pensées. Très confiante de ce que je suis, je n’attends plus d’être comprise par autrui. Je m’ouvre à toutes sources de formation fécondes, nourris positivement mes dessins et toutes les autres polémiques improductives ne me parlent plus.

Je dirais que je m’amuse à orchestrer le rythme de ma chorégraphie intérieure dans un voyage entre la ténacité et le laisser aller.

Vous ne pouvez pas contrôler tous les évènements qui vous arrivent, mais vous pouvez décider de ne pas être diminué par eux. Maya Angelou

Vous connaissez certainement le fameux « Let it go, I can’t hold it anymore » chanté par La Reine des Neiges. C’est précisément de cela qu’il s’agit aujourd’hui. Etre bien dans son corps, sa tête, connaitre ses forces et surtout ses limites : ça ne rime à rien de broyer encore du noir en pensant aux évènements d’hier qui continuent de nous pourrir le présent, ou miser sur de profonds changements mentaux chez les personnes qui nous entourent.

Le monde a compris que l’on ne peut évoluer sous le règne des diktats des performances tous azimuts et de l’exigence absolu envers soi et les autres.

On croirait presque qu’il va falloir se résigner à tout passivement, tantôt en accusant la fatalité, tantôt en abandonnant ses projets.

Aucunement.

Il s’agirait plutôt d’un abandon actif des vains conflits ; de délester son esprit de toutes les inutilités qui l’encombraient (un peu comme la théorie du Sac à dos de George Clooney dans Up in the air) ; c’est reconnaitre son imperfection et que l’on ne peut tout maîtriser ; un pur détachement du résultat final qui n’empêche en rien de mener son entreprise avec amour et motivation.

Bref, c’est faire confiance à la vie sans se préoccuper.

Nous avons naturellement tendance à engager de l’énergie sur tous les fronts pour en sortir épuisé et vaincu. Pourtant, le conseil nous vient dans la langue de Shakespeare comme suit : Choose your battles wisely because if you fight them all you will be too tired to win the really important ones.

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