J’ai tout essayé


Read / jeudi, avril 5th, 2018

Dès le 1er chapitre l’humour du dessin m’a accroché, quand celui de la fin, sensationnel, m’a fait pleurer.

Beaucoup plus facile à lire qu’au cœur des émotions de l’enfant, certainement grâce aux illustrations à la fois drôles et véridiques des situations quotidiennes marquées par des schémas de cris et d’opposition.

En effet, ce travail est le fruit d’une collaboration « heureuse » entre Anouk Dubois, psychomotricienne et formatrice entre autres, et Isabelle Filliozat, auteure et didacticienne en psychothérapie. Toutes les deux animées par la passion commune pour l’enfance et le souhait de la voir s’épanouir dans un climat familial harmonieux, révolutionnant les idées reçues sur l’éducation et insistant sur la seule et unique règle qui prévaut : celle d’aimer !

« J’ai tout essayé ». J’ai tant entendu cette phrase. Elle signifie : j’ai utilisé toutes la batterie de mes automatismes pour tenter de réprimer le problème. Il m’a paru utile de faire un livre permettant tout d’abord de mieux identifier la source des difficultés, puis présentant des options auxquelles souvent nous ne pensons pas dans le feu de l’action. P.16

Parce qu’accompagner un enfant en bas âge n’est pas que bonheur, joie et rires, l’ouvrage présente des outils simples pour gérer le quotidien et traverser la phase de 1 à 5 ans. Il s’agit bien entendu de donner des généralités (et il incombe aux parents de respecter les spécificités de leurs tout-petits) avec l’avis scientifique et expérimental qui éclairent sous un jour nouveau les comportements généralement mal interprétés des enfants dont les capacités cérébrales et motrices ne sont pas tout à fait à point.

Ce que les adultes ont tendance à qualifier de « caprices » à chaque manifestation « énervante », ne sont réalité que des messages exprimant les besoins, les carences ou les excès des enfants. Un enfant est nettement plus complexe qu’une plante verte, mais pas plus compliqué.

La psychomotricité du tout jeune n’a pas complètement achevé de se développer, et c’est au cours des trois premières années que l’enfant la nourrit et très rapidement si les conditions le permettent. Par exemple, pour un enfant de 1 à 3 ans, tout passe par le toucher, le contact : l’exploration. Le moteur aide l’intelligence à se construire et inversement. Pour un enfant de 3 ans, émerge le besoin (et la joie de réussite) de se construire une personnalité d’où le besoin de faire « tout seul ». Entre 4 ans et demi jusqu’à 5, l’enfant quitte la petite enfance et se prépare pour une vie sociale et affective où les règles délimitent son quotidien et que l’expression de ses émotions l’aide à comprendre…

Appuyant l’idée selon laquelle le cerveau et la mémoire humains sont stimulés et plus sensibles aux mind mappingJ’ai tout essayé présente un langage dessiné qui parle à tous décrivant une situation ou ce qui se passe pour l’enfant, des bulles graphiques éclairant la situation sous l’angle des découvertes des neuro-sciences, avec des options de parentalité positive proposées par l’auteure.

La collaboration fructueuse des deux auteures ont donné naissance à une suite pour accompagner la période entre 6 et 11 ans (Il me cherche) et celle entre 12 et 17 ans (On ne se comprend plus).

 

 

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