Je divorce au Maroc


Think / lundi, mai 20th, 2013

divorce cakeLe moins que l’on puisse dire sur les cas des divorces au Maroc est qu’il est alarmant. Au bureau, dans la famille, parmi mes connaissances, je trouve toujours un cas, ou plusieurs !

La faute n’est certainement pas au code de la famille comme certains préfèreraient pointer du doigt. La Moudawana est plutôt là pour alléger changer une procédure appliquée depuis longtemps, où la femme même torturée dans son foyer ne pouvait pas demander le divorce.

Je ne parle même pas de divorces ridicules, où après de longues années de cohabitation et de partage, le couple (généralement l’homme sous prétexte de se remarier – littéralement formulé sous profiter du restant de sa vie !) décide (unilatéralement bien sûr) la séparation.

Je m’étonne plutôt devant ces ruptures précoces survenues à peine après une ou deux ans, voire trois ou quatre mois. Je suis parfaitement adepte de l’utilité de se quitter quand c’est un moyen inévitable d’éviter d’être plus malheureux ensemble. Je n’accuse personne précisément, et j’accuse les deux parties étant donné la responsabilité partagée.

Mais ne pouvaient-ils pas éviter toute l’union dès le départ, aux premiers signes de désaccord ? Parce que si je me réfère toujours aux même cas cités plus haut, des turbulences secouaient prématurément la relation et on préférait faire face aux orages dévastateurs ; des signes très parlants de chemins tortillés à intervalles de trajet et on s’y aveuglait…

Et puis, c’est quoi cette fausse maternité, qui poussent des gens à se lier, rien que pour avoir des enfants et se quitter en les laissant vivre dans le risque d’un éventuel déséquilibre de familles composées et de questions éternellement posées !! Je vois dès là, des générations d’enfants grandissant sans papas, alors qu’ils sont toujours en vie. N’est ce pas cela égoïste, de vouloir féconder et tester ce que ça fait d’être maman, sans se soucier de l’avenir de cet œuf résultant de cette conception ?! Un acte sexuel, engendre un bébé, un adulte de demain, mais enfante en parallèle des responsabilités et des besoins…

J’estime que si on se sépare aujourd’hui, c’est qu’on ne s’est pas posé la bonne question la veille. Pourquoi se marier ?!

En réfléchissant mûrement et sérieusement à cette question, nous nous retrouvons en train de fournir plusieurs réponses et non une seule. Nous faisons face à ce que nous désirons de l’union et ce que nous ne voudrons pas. Ainsi, nous sommes moins injustes envers l’autre parti, et surtout plus honnête envers nous-mêmes. Parce que généralement, on attire une personne, on fait connaissance, on fait des plans du lendemain où statut de personne mariée scintille, tout en se gardant secrètement des détails rien qu’à nous même, que l’autre (le compagnon de demain et du restant de la vie !) aura la mauvaise surprise de découvrir au fil des jours qui suivent. Parce que plus délicat que d’apprendre un rôle est de pouvoir le jouer éternellement à la perfection, sans faux pas ni lapsus ; et e absence de transparence, il est clair qu’on ne peut avancer plus loin !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *