My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Je peux très bien me passer de toi

Depuis le temps que je fais autre chose que lire (j’ai laissé de côté Guerre & Paix), que je l’ai commandé (Période d’avant confinement où il était en rupture) j’ai pu, le temps d’un weekend, dévoré Je Peux très bien me passer de toi. Et compte tenu de l’attente, l’excitation et la curiosité de découvrir la plume de Marie Vareille, ce deuxième roman féminin avait intérêt à ne pas me décevoir. Et ce ne fut pas le cas !

On ne décroche pas à la lecture de cette comédie sentimentale où on fait connaissance du clan 2+1 C (Chloé, Constance et leur amie Charlotte).

Jonglant entre le journal de Constance, qui prend des cours pour pouvoir séduire l’homme de sa vie, et la narration de Chloé, qui fuit sa vie parisienne et voudrait oublier l’homme de sa vie, le lecteur s’embarque dans une belle histoire d’amour et d’amitié où il se laisse, par la magie des mots, emporter par la fraîcheur, la modernité, l’humour et le flot d’émotions merveilleusement décrites des individus, évoluant chacun dans son univers subjectif et ambitieux.

Pourquoi écrire une lettre d’amour, alors qu’on peut tout simplement se poker sur FaceBook ? P. 264

J’ai beaucoup aimé l’harmonie des personnages avec eux-mêmes tout au long des 339 pages (Format Poche) et la destruction de certains clichés ennemis lorsque nous sommes en quête d’amour. Par exemple, des hommes parfaits qui ne le sont pas forcément; des hommes tatoués, laissant pousser la barbe, empestant l’alcool et la nicotine mais qui sont tout aussi humains avec un passé et une histoire.

Je déteste les nouvelles technologies. S’il avait dû me larguer par télégramme, j’aurais pu rêvasser un ou deux jours de plus à notre futur mariage et nos cinq enfants. De toute façon c’est la meilleure partie, la rêvasserie. Moi, je voulais que la vie soit comme une comédie musicale, que les gens se mettent à chanter et à dans la rue, que tout le monde soit gentil au fond, et que les histoires se terminent bien. Mais la réalité est pourrie, dans la réalité on n’est jamais heureux, rien ne marche et tout finit mal. Le bonheur n’existe que dans les livres et l’imagination des rêveurs. P. 255

J’ai eu au début le sentiment de lire un roman anglais traduit, tant la description, le déroulement des péripéties me rappelaient les œuvres britanniques Chick lit que j’ai déjà lues. Mais c’est certainement à cause de la présence permanente de Jane Austen, une presque bible pour l’écrivaine (si je n’avance pas de bêtise infondée).

C’est le genre de livre « drôle, rythmé et touchant » (Confidentielles.com) qui fait du bien et où on est pris de sympathie, on sourit doucement et où on peut lire des passages comme « Ma chérie, j’espère que tu n’as pas l’intention de remettre cette affreuse robe violette au mariage de Jonathan, ce n’est pas en ayant l’air enceinte que tu trouveras un mari » avant de s’esclaffer de rire.

Safaa White

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