My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Je profite de ma ville!

Sphère Zévaco, by SafaâJe partais déjà en retard au forum Careers In Morocco qu’on m’apprend (sur place) que c’est reporté pour Septembre (deux heures plus tard l’annonce se fait sur FB. Chose que je trouve peu professionnel mais comme les organisateurs se disent la chose hors de leur volonté, je ne plains personne)

Au lieu de rentrer à la maison, chose que je ne souhaitais pas vraiment, ou me réfugier dans un des cafés faisant la lignée en face de Hyatt, je choisis de prendre un siège dans un des bancs de la place et prends le temps d’apprécier la nouvelle piazza aménagée en l’honneur du nouvel arrêt du Tram. Je profite de Casablanca. Ce WE malgré la fatigue, j’y suis rentrée.

Dernièrement, je me retiens de ne pas faire de sieste et écourter mes heures de sommeil, pour que je ne réalise pas trop tard à l’âge de 60 ans que j’en ai dormi quinze (Cf, Bonjour Paris de Rachel Specncer !). Je maintiens alors l’hyperactivité de mon cerveau et écrit quand j’ai mon bloc notes sous la main si vite que mon bras me fait mal et les pages se percent presque sous la pression du stylo.

Je regrette de ne pas avoir mon appareil avec moi. J’aurais pris par ce matin un peu gris, la Sphère Zévaco, monument casablancais qu’on appelle conventionnellement la Terre (الكرة الارضية). J’ai aimé regarder les gens allant et revenant. (Ps : La photo prise lors des journées culturelles organisées du 06 au 07 avril).

Après des minutes de méditation, je sortis de mon sac Soufi, mon amour, mon actuelle lecture et me plongeai longuement dans son univers passionnant.

Aujourd’hui, c’est le deuxième jour de l’édition 2013 du SIEL, et au lieu d’y aller demain matin, je ne voudrais pas rater la signature du livre de mon ami El Kourti « Les 5 gardiens de la parole perdue ». L’occasion aussi de rencontrer le Président de l’Association Jeunes Citoyens, pour lui donner une collection de livres nécessaires pour son projet, Ktabi Ktabek, très prometteur de minibibliothèques dans les résidences et quartiers, pour l’instant, de Casablanca. Difficile de se séparer de ses livres, avais je dis. Mais les livres n’aiment pas être gardées dans les étagères !

Vers le coup d’onze heures, je suis déshydratée et un petit vent souffle sur la place que je choisis de prendre un café à Ramses. Mais dès l’entrée je fus déçue.

On me demanda de changer de place sous prétexte que Mme est seule, ignorant que tout le café est presque déserté. Les chansons parasitées de Halim m’énervent et un groupe d’adolescents qui fit son entrée une demi heure après parlant bruyamment, me déconcentre autant que la gérante qui n’a pas cessé une seconde de gueuler après ses serveurs ou parler au téléphone de cafards qu’on devrait venir éliminer… j’espérais qu’elle se taise un moment. A midi, le soleil quitte lentement sa nappe nuageuse, et le temps comme l’espace s’alouridssait davantage. Quand je pars à la caisse régler, et demande pour ma collection de sucre un sachet, elle dit (dans ce qu’elle croirait une rigolade) que c’est payant, se moquant en quelque sorte de cette vocation.

Décidément, Ramses ne fera pas partie des Bons Coins que je louerais dans mon blog !

Safaa White

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