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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Jeux de glace

A Stonygates, trop de choses sortent du commun, à commencer par les membres de la famille, les jeunes délinquants qui séjournent à l’institution ainsi que les visiteurs et invités. Une étrange et inhabituelle communauté qui verse de la mixité aux profils des personnages que l’on découvre petit à petit, et parmi lesquels se cache un coupable.

On compte parmi les habitants, la détective amateur Miss Jane Marple, que j’ai découvert A l’Hôtel Bertram, rendrant visite à son amie d’enfance Carrie-Louise, la propriétaire d’une ancienne maison victorienne et qui prend sous son aile plusieurs de ses beaux-fils (fruits de trois précédentes unions), en plus de sa petite fille et son mari et sa propre fille.

La santé de cette adorable dame aux cheveux gris est fort inquiétante et les symptômes dont elle est sujette sont analogiques à un empoisonnement à l’arsenic.  Soupçons discrètement annoncés par l’un de ses beaux-fils. On le retrouve, dans la soirée, assassiné par balles dans sa chambre.

Miss Marple en fine mouche et familiarisée avec le crime, devine que le meurtre a été commis avec de la fumée et des miroirs. Autrement dit, que l’on a eu recours aux méthodes des prestidigitateurs pour attirer l’attention sur un fait alors qu’il n’est qu’illusion. Un procédé qu’utilise souvent Agatha Christie (ex : La Troisième fille, ou Hercule joue le jeu) et qui est le pivot de tout crime parfait.

— Tâchez de vous imaginer que ce hall est un décor de théâtre, inspecteur. Voyez les choses comme elles étaient le soir où Christian Gulbrandsen a été tué. Vous faites partie du public qui regarde les acteurs sur la scène […] les personnages entrent et sortent. Ils vont dans différents endroits, mais, vous qui faites partie du public, vous ne vous demandez pas où ils vont en réalité. Mais en réalité, […] Ils entrent dans un monde qui n’a aucun rapport avec celui qu’ils viennent de quitter.

Jeux de glaces, ou de son titre original They do it with mirrors, apparu en 1952 est un bien joli roman policier qu’a concocté La Duchesse de la mort en prenant soin d’ajouter au suspense approprié, la diversion qui emmène le lecteur sur de fausses pistes.

Safaa White

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