Journal vs Autobiographie

Journal vs Autobiographie

Le journal dans sa forme littéraire voudrait se nuancer de l’œuvre autobiographique, même identifiant dans le récit de chacune ce « moi » de l’auteur.

Une autobiographie est un fin fil qui dépeint une existence, des périodes de vies conjointes ou croisées et vise dans sa rédaction la publication. Qu’on en tire des leçons ou on se limite à regarder ses portraits, l’œuvre s’adresse à des lecteurs.

Le journal, est surtout une évasion, une extériorisation, des questionnements et des descriptions de plusieurs états d’âme d’une personne qui ne cherche que parler – à elle-même – d’elle-même.

Mon journal, quand je le tenais au début dans son état primitif, j’y mettais tout !! Commençant par le commencement de mes journées jusqu’aux rêves que je faisais la veille… en tant qu’effort mental, c’était fatiguant et j’y consacrais des heures de mes soirées…

J’aimais garder entre les plis de mon livret des tickets, des bouts de papier, des dédicaces… chose que le virtuel ne permettrait jamais.

Bien après, j’ai appris à être sélective, mais pas aussi réflexive !

Des fois, j’aime relire les pages virtuelles de mon site et découvre que tout n’est pas banalité, que tout n’est pas écrit pour ne pas me taire, que certaines questions que je pose au monde internaute sont différemment appréciées.

Mais après tout je ne saurais dire si j’en voudrais une publication posthume.

Il faut bien que quelqu’un me lise après ! Serais-je ainsi une incarnation déguisée de Mary  (un protagoniste de mon Livre)? Ou serait-elle un personnage que je me force de lui donner vie pour me représenter ?

J’avais pensé à puiser de certains passages partagés par ici, tellement instantanés débordaient d’émotions, mais la suite (parce que je le veux en deux parties) que j’ai déjà introduit dans une esquisse en disant : « C’était l’histoire d’une autre qui commençait lorsque je décidais d’enterrer le passé… je me dégoûtais tellement qu’opter pour ELLE comme pronom pour me désigner me semblait une très fine conjugaison. » ne serait qu’imagination. Donc le tout ne désignerait pas forcément la Safaâ que je suis.

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