Jugez-moi coupable!

Jugez-moi coupable!

Il pleut des hamburgerSi vous avez déjà poussé des exclamations de surprise devant un simple anneau de calmar ; loué la douce texture d’une petite serviette pliée sur une table ou vous vous êtes retrouvé éberlué devant une bonne tasse de café, cet article vous parlera.

La nature impressionnable de laquelle je suis faite, s’arrange pour que je m’exprime avec des « waw !» pour admirer publiquement ce que chez d’autres est insignifiant ou carrément inaperçu! Sans aller jusqu’à faire de ce comportement une qualité, je trouve difficile, cependant, de reconnaitre que c’est un défaut !

Je suis susceptible de produire des impressions positives tout le long d’une journée et je pense que manifester des « sentiments » pareils, à l’égard de certains faits et objets, est surtout dû à la sensibilité, l’émotivité et à la légèreté de l’âme qu’on traine avec soi. En effet, je vois mon impressionnisme indomptable une pure ouverture sur le monde : je ne me laisse pas écraser par le poids du stress quotidien au point d’ignorer les belles choses qui s’offrent à nous. Pour l’humble être que je suis, ça devrait joindre soit le fait qu’on soit trop timide, ou trop pressé. Le pire scénario est celui où on soit frappé par la malédiction contemporaine d’être totalement indifférent : on a longtemps vécu avec l’idée que le monde extérieur nous est hostile, que nous avons limité nos échanges à ce qui serait utile. Si je reviens à ma tasse de café, étant servie, je devrais par exemple me contenter de la siroter, l’objectif de cette pause étant d’ingurgiter une certaine dose de caféine et m’en aller, sans surcroit.

Toutes nos actions sont devenues au service de la rapidité et de l’individualisme. Et dans notre course, nous sommes devenus insensibles. Nous avons oublié d’aimer!

Le soleil se lève chaque jour aussi chaleureux et aussi lumineux que la veille. Admirer ses rayons n’élargirait point sa bannière, comme les ignorer n’étoufferait jamais l’aube. La glorification des humains n’ajoute rien à une Gloire ! C’est une politesse envers soi tout d’abord.

Je ne prêche pas de nouvelles pratiques, mais je défends seulement les miennes, celles qui me feront renvoyer aux yeux de la société à une case infantile, mais qui émane du fond de mon être en toute spontanéité et comme le berger dans la belle histoire du poète Rûmi avec le prophète Moise, je ne voudrais pas qu’on corrige ces comportements jugés embarrassants ou immatures, non parce que je n’accepte pas qu’on me critique, mais parce que changeant une façon spontanée de faire, je perdrais toute ardeur en la faisant autrement, ou conformément. – dans l’histoire les prières du berger étaient qualifiées de « blasphématoire » par Moise mais nullement pour Dieu, qui A octroyé à chacun une façon particulière de se comporter, et une manière personnelle de s’exprimer, qui ne regarde pas la façon dont sont prononcés les mots tellement le cœur est pur et rempli d’amour et de dévotion –

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