La Formule de Dieu

La Formule de Dieu

C’est le deuxième livre que je lis de José Rodrigues Dos Santos qui s’avère son deuxième succès (2006) dans ce qui est connu comme la saga Tomas Noronha, se trouvant impliqué malgré lui à des intrigues mystérieuses et des découvertes historiques. 

Le Best-Seller portugais est connu pour ses romans policiers liés à l’Histoire, et dans La Formule de Dieu, il mêle découvertes scientifiques, questionnements théologiques esquissés sur une trame géopolitique et une course au nucléaire. 

Cela commence à Princeton, en 1951, lorsque David Ben Gourion, rend visite à Albert Einstein et lui demande une formule d’une arme nucléaire facile à concevoir. Le génie se penche sur la question et lègue un manuscrit codifié. 60 ans après, c’est l’Iran qui s’en empare et Tomas Noronha, expert en cryptologie, est sollicité pour décoder les messages chiffrés du texte. La CIA en prend vent et en l’engageant il devient périlleusement un agent double.

Mais ce n’est pas cette mise en scène à la sauce politique, entre les méchants des deux clans, qui fait le grand suspense du roman et maintient le lecteur en haleine ; plutôt la tentative de décrypter les formules scientifiques démontrées pour prouver scientifiquement l’existence de Dieu ! Un Dieu non religieux, qui n’a rien à voir avec la foi.

Albert Einstein, avait travaillé vers la fin de sa vie sur une théorie physique du Tout, dont l’objectif est de décrire de manière cohérente et unifiée l’ensemble des interactions fondamentales. Cependant, c’est entre science et religion que plonge le célèbre cerveau du physicien pour livrer ce qu’il baptise Die Gottesformel, Formule de Dieu.

L’univers va mourir et l’éternité ne sentira pas la différence. Nous ne sommes que des ombres, de vaines poussières se perdant dans le temps. […] Mais, d’autres fois, je pense que nous naissons tous avec une mission, que nous jouons tous un rôle, que nous faisons tous partie d’un système. Cela peut être un rôle minuscule, une mission dérisoire, cela peut même nous paraître une vie perdue, mais, après tout, qui peut savoir si une chose aussi infime n’est pas une part essentielle dans la conception du grand gâteau cosmique ? […] Nous sommes de minuscules papillons dont le fragile battement d’ailes a peut-être l’étrange pouvoir de générer de lointaines tempêtes dans l’univers. P. 847

Auteur de L’Ultime secret du christ, J. R. Dos Santos a remporté avec succès le défi de nous concocter le fruit de longues recherches et études, un roman de 1063 pages où il nous invite aux univers de mathématiques et de physique, également aux mondes sacrés des textes renfermant des vérités éternelles que la science d’aujourd’hui commence à révéler. Il nous a livré un travail costaud, dont le caractère bien ficelé du thriller en paie quand même le prix, à moins que le lecteur s’en fiche complètement et préfère dormir moins bête.

Je partage l’idée de certaines critiques qui pensent que faire du romantisme dans ce contexte est une tâche difficile. Je n’ai pas été convaincue non plus par la fin que je trouve « tirée par les cheveux », mais rien que pour avoir vulgarisé les connaissances scientifiques incompréhensibles pour les profanes d’entre nous (la preuve de sa réussite est que j’enchaîne aussitot avec un livre du même registre du Dr. Mostafa Mahmoud) et pour les questionnements qu’il nous pousse à se poser sur l’univers et notre mission sur terre (Non que la vie s’est adaptée à l’univers, c’est l’univers qui a été préparé à accueillir la vie !!), je recommande ce livre, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires et traduit en plusieurs langues.

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