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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

La fourmi

Dans un conscient conflit de valeurs, il est difficile de remettre quelqu’un à sa place. Parce qu’autant que le mal est là et l’ordre moral des choses est violé, forcément les deux parties, affrontées, ne disposent pas des mêmes références ni partent des mêmes principes.

Pourtant, impossible de laisser toujours passer, en espoir que l’éthique retrouve ses lettres de noblesse. Déclarer alors un tel combat s’avère une nécessité pour une saine continuité et cohabitation.

D’après l’expression, j’ai remis quelqu’un à sa place. C’était écœurant d’y penser mais même à contre cœur je ne devais laisser passer une telle impudeur. Je subis trop d’harcèlement de leur cotés que j’étais ravie de pouvoir vomir ce que j’avais sur l’estomac de fureur vis-à-vis de leurs comportements.

On pourrait ne rien voir dans toutes ces énigmes une raison pour la haine qui m’habite, ou mal comprendre son intensité quand je m’y étale. Car vous en conviendrez, ma vie au travail ce n’est pas ce que j’aime décrire, le fait que je n’y sois pas heureuse, ne pas m’y retrouver ce n’est pas ce dont j’aime employer mes heures en écrivant ici. Mais, des fois les limites qui séparent les deux mondes deviennent pénétrables. Mes malaises professionnels piétinent ma vie personnelle et mon rythme quotidien est altéré par la mauvaise santé professionnelle.

Pourquoi j’y suis toujours sans pouvoir leur tourner mon dos et préserver le reste de mon équilibre mental ? ce n’est pas le courage qui me manque pour prendre une décision pareille ; je ne dirais pas que la confiance en moi-même atteint vraiment le zénith quand je m’évalue, mais pour le cas présent la réponse est tout simplement négative : je ne trouve rien ailleurs.

Je me sens prise au piège. Je suis cet animal sauvage encagé qui aspire à plus de liberté mais voit son élan emprisonné. Une résolution est claire chez lui : refuser de continuer ses numéros !

Vous connaissez probablement tous la fable (contemporaine) de la fourmi (cette personne qui s’automotivait pour travailler et travailler énormément) et le reste des animaux (en commençant par le cafard jusqu’à l’hibou passant par l’araignée, la mouche et la cigale) personnel recruté par le Lion pour superviser ladite fourmi pour la faire travailler davantage. Le hibou qui passait 3 mois en étude et audit des comptes concluait qu’il s’agissait d’une entreprise où il y avait beaucoup de monde.

Vous le devinez, le lion commença par licencier la fourmi en premier, car elle faisait preuve d’un manque de motivation et avait une attitude conflictuelle.

Chacun de nous est cette fourmi ; du moins je vois se battre celle qui réside en moi.

Safaa White

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