A l’Aube…

A l’Aube…

[Cela m’accompagnait toute l’année (dernière) et j’avais l’obligation morale de ne rien poster avant de faire sortir ces idées qui m’enfiévraient l’esprit.]

Je ne suis pas du genre à afficher mes principes ou saisir les occasions pour discourir sur mes croyances religieuses ou politiques. Je ne dirais pas si ce n’est ma tenue qui parle pour moi, justement, parce qu’il est des personnes qui me devancent beaucoup spirituellement tout en vivant les cheveux dans l’air, si vous voyez ce que je veux dire ! Ce sont ces mêmes personnes qui me rendaient de tout temps jalouse et ouvraient chemin devant la seule légitime et saine compétition.

Ainsi, en me conformant aux heures de la première prière, je me sentais joyeusement remplie de gratitude et loin de penser à remplir un devoir, c’était moi qui y cherchais un fort dosage de réconfort et un propice moment pour la rémission.

J’ouvrais toujours ma fenêtre qui donnait sur le noir absolu et le silence parfait où les appels me parvenaient en écho de plusieurs directions. Il était de tout temps cet unique moment, parfaitement nocturne qui réussissait dans sa profonde sérénité du jour naissant enveloppant l’univers à m’émouvoir.

C’est parce que rien ne semblait pressant ! On ne quitte pas sa couche pour venir se mentir ! Pour mal répondre à l’appel divin. Les 3 minutes que requièrent en moyenne ces mouvements nous ont toujours semblé plus longues, pourtant au fond de cette heure mi-obscure mi-éclairée nait l’éclatante envie de durabilité ! Rien ne presse, et devant Dieu nous voulons nous prosterner encore plus longtemps !

Quand j’étais petite, c’était en me présentant devant Dieu que je pêchais par excellence. J’étais plus longue que la normale, parce que je trichais. Pour moi c’était devoir me tenir debout le plus longtemps possible avec quelques prosternations à l’espace des entrées inopinées d’un des parents. Pourtant on ne peut feindre en se présentant à l’aube. On le fait parce que nous ressentons le besoin de puiser d’une source inestimable qui ne tarit jamais !

Certains disciples en suivant leurs gourous disent chercher la paix dans leur dévouement. C’est exactement ce que nous cueillons en nous mettant à nu de nos erreurs devant nous-mêmes quand devant le Tout Puissant nous nous agenouillons.

Il est un leitmotiv post prière que nous répétons : O Dieu ! Vous Etes La Paix ! De Toi provient la paix et vers Toi va la paix ! Dieu a pour autre nom la Paix (السلام : le Parfait demeuré par tout temps Epargné de toute défaillance ou manque) ; la paix dont Il fait don est Sa Clémence ; la paix qu’Il accueille sont nos prières !

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