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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

La mer commence à la poubelle

A la veille de la levée d’un confinement qui a duré plusieurs (plusieurs…) semaines, on se prépare petit à petit au retour à la « normale ». Mais au lieu de vouloir hâtivement reprendre un cours de vie inconscient et individualiste, il serait plus judicieux de réfléchir aux nouvelles habitudes à adopter et les gestes à intégrer pour un respect de l’environnement et la planète, qui, il faut l’avouer, ont su trouver récemment, sans l’homme, la voie vers la régénération.

En effet, tout le monde s’est révélé particulièrement solidaires, compatriotes, reconnaissant et créatif lors de la pandémie et dans le combat contre la propagation du Coronavirus.

Or, on a probablement tous vu les photos de ces masques chirurgicaux (pour ne citer que l’un des symboles de la crise sanitaire) qui une fois jetés, ont fini sur les trottoirs et la surface des océans. La question a été alors si nous méritions vraiment une autre chance ?

Ces photos alertes n’ont fait que confirmer encore le fait que l’homme est destructeur par nature et qu’il altère par tous les moyens et durablement l’environnement dans lequel il vit.

Nos déchets (non traités) ne finissent pas seulement au fond de la mer (1- avec un poids de 500 000 tonnes de plastique qui 2- prend plus 500 ans sans se dégrader, faisant des mers 3- un milieu où il y a plus de déchets que de poissons), mais également de part leur caractère non dégradables incinérés ou enterrés. Ce qui pèse lourd sur la planète et dont les conséquences sont :

  1. Environnement non respirable ;
  2. Détérioration de la qualité des sols ;
  3. Pollution des nappes phréatiques ;
  4. Menace et Extinction de la biodiversité ;
  5. Pénurie des ressources naturelles ; et surtout
  6. Mauvaise alimentation, nouvelles pathologies, et
  7. Des lendemains sombres pour nos enfants et petits-enfants…

A croire les scientifiques, nous vivons déjà une crise écologique et l’effondrement de l’écosystème n’est pas dans 100 ans… mais pour bientôt. Les problèmes n’apparaissent jamais SOUDAINEMENT !

Et sans une transformation radicale du rapport Homme/Environnement, sans un changement de mode de vie, de pensée et d’habitudes, la capacité des sociétés humaines à se développer, à survivre sont remises en cause.

Si ces images ne vous interpellent pas, ne vous choquent pas, désolée cet article n’est pas pour vous.

Parce qu’il incombe à chaque citoyen « éveillé », « éclairé » qui se respecte de prendre conscience du danger qui nous guette.

Il y a deux mois, j’avais exprimé une réflexion similaire, mais d’une façon superficielle. Je n’étais ni dans le déni ni dans le contrefoutisme. Je me souciais bien du déséquilibre planétaire, de la déforestation, des traitements cruelty envers les animaux. Traduction : Je « sympathisais » avec l’environnement, plutôt d’une façon fataliste, sans agir.

L’Homme se doit d’être le gardien de la nature, non son propriétaire. Philippe Saint Marc

Je n’avais pas cette pleine prise de conscience qui m’empêche aujourd’hui de consommer comme je fais de façon désordonnée et aberrante, qui me dicte également de quitter ma passivité et réfléchir à des actions RESPONSABLES et ENGAGÉES qui feront la différence même si ce sont de petits gestes du quotidien (ferait l’objet d’un article, où le Durable, Lavable, Réutilisable livre le combat au Jetable).

Les petits ruisseaux font les grandes rivières et goutte par goutte se fait la mer.

Ces actions quotidiennes, qui commencent à domicile, contribueront au ralentissement de l’inquiétante crise écologique, si nous comprenons que même évoluons dans une société dont le pivot est la CONSOMMATION (basée sur une activité manufacturière accélérée) prônant la mode du neuf, du jetable, de la saisonnalité, nous avons toujours le CHOIX.

J’ai appris alors que l’écologie n’est pas en conflit avec le progrès technologique ou l’avancée de la modernité, à condition de ne nuire à aucune espèce vivante (les humains au même degré que le reste). Que l’écologie est un combat qui n’exclut personne, qui renoue avec la nature sans la détériorer. C’est une lutte pour la préservation et la bonne santé de l’environnement.

Selon un article récent d’Elle, même si la prise de conscience se démocratise de plus en plus les lobbies profitent de la situation. Aux Etats Unis, des supermarchés ont banni l’utilisation des sacs en tissu, Starbucks interdit aux clients d’apporter leurs tasses et des industriels français font pression pour repousser l’entrée en vigueur de produits d’emballages alternatifs. Des exemples pour dire que l’écologie est aussi une idée politique où certains entrepreneurs déclarent la guerre au Zéro Déchet et aux Associations Green.

C’était hier, le 08 Juin la Journée Mondiale de l’Océan. Journée qui a été décidée en 1992 à l’issue du sommet de Rio pour sensibiliser le grand public à une meilleure gestion des océans et de leurs ressources. Parce que oui la mer commence sur les trottoirs. Elle commence aussi à nos poubelles.

Safaa White

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