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La Petite Princesse

Un bien délicieux roman pour finir l’année en beauté et appeler les souvenirs du temps où je regardais avec émoi une petite princesse en détresse prénommée Saly, pour la version arabe chez nous.

La petite princesse est le roman d’où est tirée l’adaptation animée japonaise, plutôt élargie en synopsis et personnages, de 1985. L’oeuvre d’origine a été publiée aux Etats-Unis en 1905 par Frances Hodgson Burnett, pionnière dans les romans d’apprentissage pour enfants. Dans un style fluide et libre, la romancière nous invite dans les méandres d’un drame psychologique se déroulant dans un pensionnat londonien, dont la protagoniste n’est qu’une fille de onze ans.

Le Capitaine Crewe, homme d’affaires en Inde, souhaite que sa fille puisse avoir l’éducation dispensée aux filles selon les critères de l’époque victorienne. Sara se démarque par son intelligence, son éducation, ses bonnes manières, sa grandeur de cœur et sa bonté. Elle est également une petite fille très portée sur l’imaginaire, les histoires et le « comme si ».

Au regard de sa fortune, elle jouit d’un traitement privilégié, ayant à son service une femme de chambre française, une calèche et un poney entre autres, sans qu’elle en soit vaniteuse.

Malheureusement, la faillite et le décès de son père fait d’elle « une princesse en haillons » puisque la directrice, les domestiques et certaines élèves jalouses profitent de son revers de fortune pour la maltraiter et l’humilier sans vergogne. La fière Sara, se forçait de rester une princesse « dans l’âme », ne se laissant pas briser et en montrant à tout moment une gentillesse sans complaisance. Un coup de théâtre se manifeste quand un richissime indien vient s’installer dans la maison voisine.

Après son départ, Sara se mit à penser à tout ce que son visage et son comportement lui avaient rappelé. Sa tenue traditionnelle et la déférence qu’il lui avait témoignée avaient ravivé une foule de souvenirs. Et dire qu’il y avait quelques années à peine, elle était entourée de domestiques qui la traitaient comme le lascar l’avait fait, en la saluant bien bas lorsqu’elle passait ou leut adressait la parole… elle, la petite servante à qui une heure auparavant la cuisinière lançait des insultes! Ce passé révolu n’était plus qu’un rêve et ne reviendrait jamais. P.95

Ce classique de la littérature enfantine, dont les premiers chapitres étaient publiés en feuilleton en 1886 en Angleterre, décrit la pauvreté, la mendicité et l’indigence dont sont sujets les issus des couches sociales défavorisées tandis que d’autres peuvent baigner dans le luxe. L’aventure de la petite Sara fait réfléchir quant au retournement de situation et l’éventualité d’une affreuse descente vers les enfers à n’importe quel moment.

Safaa White

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