La Tempête


Read / jeudi, août 2nd, 2018

Premier ouvrage Shakespeare que je lis et première pièce de théâtre depuis des lustres. Pour le grand dramaturge anglais, je n’étais pas tellement emballée, rien à voir avec Corneille ou Racine du Lycée, et je mettrais aisément ça sur le compte de la nature elle-même de son œuvre dont la thématique est de confronter l’illusion à la réalité. Fantastique, imaginaire et vaporeuse elle serait alors beaucoup plus agréable à regarder qu’à lire.

En effet, La Tempête, l’une des dernières œuvres de Shakespeare, écrite en 1611, met en scène Prospero, légitime duc de Milan, échoué depuis 12 ans sur une île mystérieuse, qu’il rend enchantée par sa magie à commander les éléments naturels. Afin de punir la traitrise de son frère et le Roi de Naples, il provoque le naufrage de leur navire.

Réputé par sa maitrise de représentation de la nature humaine, William Shakespeare, et tout au long des cinq actes, à travers la baguette de son personnage principal, confronte les hommes tantôt à leurs pairs, tantôt à eux même et tantôt à la nature.

Le maitre magicien, Prospero, le seul être solide et raisonnable de la pièce, habité longtemps par l’envie de vengeance, fait appel aux esprits qui enchainent les tribulations des naufragés, pour les mener à réfléchir sur leur sort.

Dans une quête de la vérité semble-t-il, mais à mon humble avis, je n’en ai rien perçu de tel comme je n’ai pas été touchée par le semblant d’humour de cette tragi-comédie, surtout avec une distribution intéressante mais qui avait besoin de plus d’espace. L’intrigue est légère (faible), les dialogues sont courts et ne laissent rien refléter de la nature des personnages avec un dénouement (la réconciliation) monochromatique à mes yeux.

Il y a des jeux mêlés de travail, mais le plaisir qu’ils donnent fait oublier la fatigue. Il est telle sorte d’abaissement qu’on peut supporter avec noblesse ; les plus misérables travaux peuvent avoir un but magnifique. Cette tâche ignoble qu’on m’impose serait pour moi aussi accablante qu’elle m’est odieuse ; mais la maîtresse que je sers ranime ce qui est mort et change mes travaux en plaisir. Ferdinand. P. 69

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