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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

La Troisième fille

Une courte lecture de 252 pages qui fut un entracte après celles plus sérieuses de ces derniers temps, mais qui n’était pas pour autant légère.

La « reine du crime » a poussé le mystère jusqu’au bout où j’avais l’impression que le lecteur n’est qu’un spectateur passif du déroulement des faits quoiqu’il ne se ménage nullement d’investir ses cellules grises, demeurant malgré tout bien inférieures à celles d’Hercule Poirot.

D’ailleurs, c’est la première fois que j’écris un billet sur l’un des romans policiers à énigmes d’Agatha Christie, moi qui avais ouvert le bal des lectures 2016 avec son magnifique opus La Mort sur le Nil (adapté au cinéma) et Le Vallon une année avant. – C’est très jeune que j’avais lu par contre Mort dans les nuages et dont je garde encore le souvenir de la victime, de l’assassin comme l’essor de l’enquête.

Ici, une jeune fille vient consulter notre détective, pour un crime qu’elle aurait pu commettre avant de lui faire la déplaisante remarque qu’il était trop vieux.

En effet, en 1966 (1968 pour sa sortie en version française) et après 46 ans de publication, le public s’est familiarisé avec le caractère de Poirot, ses méthodes et l’effet de ses moustaches notamment auprès d’une jeunesse hippie à qui la romancière n’hésite pas à tailler des costards à cause de leurs apparences et habitudes douteuses.

Aidé par ses connaissances telles que le chef inspecteur du Scotland Yard ou la charmante Mme Oliver Ariane, écrivaine elle-même de polars, c’est au dernier acte comme l’est toujours le cas, que le fin limier tire les ficelles d’une énigme où manipulation, secrets, espionnage et folie se mêlent aux crimes. Le dénouement est toujours une surprise et un vrai démasquage qu’on ne voyait pas du tout venir.

Safaa White

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