La Venus d’Ille (et autres nouvelles)


Reading / mardi, avril 17th, 2018

Prosper Mérimée, je n’en avais jamais entendu parlé pour découvrir plus tard que la célèbre opéra-comique de Carmen est tirée à l’origine de sa nouvelle homonyme.

Comme je n’ai pas d’auteur préféré, cette nouveauté n’a pas dissuadé ma curiosité d’autant plus que le volume de la sélection était des plus encourageants : 88 pages au total pour trois nouvelles aux univers tout à fait différents, où j’ai découvert un style concis et naturel, des récits apportant dans la plupart une touche de suspense et de fantaisie, sans les agrémenter de détails superflus ; et quand cela lui arrivait, l’ornement ne portait pas forcément atteinte à l’idée principale telle imaginée par cet écrivain-historien.

Une qualité qui lui était propre et autour de laquelle les reproches et les compliments de ses contemporains étaient mitigés.

Écriture plate (Hugo) ou spontanée, ses livres ressemblaient agréablement à une causerie (Paul Léautaud).

 

La Vénus d’Ille

C’est la nouvelle la plus fantastique de l’œuvre, où Mérimée, inspiré par des fouilles archéologiques dégageant une statue antique de Vénus, a pris la liberté de bâtir une histoire étrange où le lecteur, spectateur d’une succession d’évènements, y prend rapidement part pour distinguer des faits naturels ceux surnaturels ; déceler le rationnel et l’irrationnel, et expliquer l’inexplicable.

 

Il viccolo di Madama Lucrezia

Dans une lettre à une amie (ça se voit bien que j’ai fait mes recherches 🙂 ) l’auteur jugeait cette nouvelle «aussi remarquable par la force des pensées que par l’aménité du style».

En effet, lors d’un séjour à Rome, l’auteur est victime d’une ressemblance qui aurait pu lui être fatale, où ici également le réel se mêle à l’imaginaire.

 

Tamango

S’attaquant à un autre registre, Mérimée présente un plaidoyer contre les traites négrières en Afrique. Et si le thème n’est pas traité en profondeur, il a toutefois l’avantage de secouer subtilement les avis contre des pratiques et des mœurs longtemps admises à l’époque.

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