La vie, un mandala


Think / mercredi, septembre 19th, 2018

Nos journées sont marquées en continu par un trop plein d’émotions responsables d’un état de fatigue intense, tant physique que moral. L’excès de ces tensions au quotidien crée un tel mal-être qu’à la fin de la journée on est susceptible d’éclater pour un rien.

Je ne peins pas de tableau noir, je ne dresse pas de bilan négatif. Aujourd’hui, je ne suis pas là pour ruminer.

Au contraire.

Je partage avec vous un moyen pour faire le vide, se reconnecter avec son intérieur, se détendre. Un moyen qui permet au milieu de la foule de se donner une pause pour soi, ne serait-ce que quelques minutes au cours d’une journée mouvementée.

Il s’agit du coloriage des mandalas.

Déjà, le coloriage en tant qu’activité artistique et dépassant la notion ludique, a tellement de succès auprès des scientifiques qu’on le prône en thérapie. Les recherches ont démontré que manier les crayons et travailler les couleurs, stimule les deux hémisphères du cerveau, tout en neutralisant l’amygdale (zone du cerveau liée à l’agressivité). Naturellement, cela offre un repos cérébral et dégage une sensation de détente et d’apaisement.

Pour un enfant, il n’y a pas mieux qu’une telle activité graphique pour une meilleure concentration et développement psychomoteur. Ses vertus relaxantes et anti stress sont vantées particulièrement pour les adultes. Dans les cas des mandalas, la répétition des beaux motifs symétriques peut aider les plus âgés à garder la mémoire en forme.

“Le Mandala est une forme organisée autour d’un centre, présente dans la nature, dans la plupart des traditions spirituelles et dans l’expression artistique de toutes les cultures humaines. A l’image de la cellule, il porte « l’information » de l’unité au cœur de la diversité. C’est une porte d’entrée vers l’intériorité et la conscience de soi”. Marie Pré, issue du monde de l’éducation, pionnière de la neuro-pédagogie du Mandala.

Ces derniers, d’origine spirituelle (Bouddhiste puis Hindou) sont des dessins circulaires complexes avec des formes géométriques rappelant généralement celles des fleurs et/ou des représentations d’animaux.

Le terme sanskrit (une langue indo-aryenne, autrefois parlée dans le sous-continent indien) signifie littéralement cercle magique : le centre de ces structures représente plus largement un objet support à la méditation et à la concentration.

En effet, en méditation ce sont des palais imaginaires à contempler. Chaque objet du palais a une signification représentant un aspect de la sagesse et rappelant au méditant un principe directeur, sans négliger l’énergie que ça donne à ceux qui les regardent.

Dans les rituels bouddhistes, leur création se fait sur plusieurs jours. Le principe étant la pacification et l’union avec soi : la vie de chacun est un mandala, un cercle vaste et illimité–  quand leur destruction appuie le concept de l’impermanence de la vie.

 

 

La bonne nouvelle : pas besoin d’être bouddhiste, spirituel pour s’y prendre. Les mandalas sont d’excellents outils de relaxation pour tous.

Le livre que je sors du fond de mes cartons est d’inspiration Bollywood avec plus de 70 dessins anti-stress. J’aime les motifs, et ce n’est qu’en m’y penchant plus assidument ces derniers jours que j’ai ressenti le besoin d’en parler.

Alors oui pour cette activité de loisir, légère et créative, parce qu’elle :

  • Libère des préoccupations ;
  • Favorise la concentration au moment présent ;
  • Stimule la partie intuitive de notre cerveau rarement sollicitée et repose celle rationnelle ;
  • Permet de lâcher prise et savoir se donner du temps pour soi ;
  • Réduit le taux de stress et d’anxiété ;
  • Aide à identifier toutes les émotions ressenties pour plus de connaissance et d’acceptation de soi. Ce n’est pas tant le résultat qui importe plus que son effet apaisant.

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