My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

L’ami de l’organisateur

Winnie le grand voyageJe ne fais jamais ça. Critiquer un voyage ou m’attarder sur les malentendus ou les tensions, parce qu’intégrer un groupe de plusieurs personnes n’est pas toujours le paradis. Sauf que cette fois il en était tellement trop. J’étais tellement remontée et blessée qu’avoir patienté tout ce temps s’avère un bon point à mon actif de personne colérique, dit-on. Et à défaut d’éclater, je prends ma revanche sur l’écrit. Alors ceci serait la partie critique d’un compte rendu, tout en souhaitant ne voir personne se fâcher de moi (C’est pourquoi d’ailleurs mon choix s’est porté sur une illustration animée et ludique).

Dans les voyages, il y a deux choses qui le corrompent, 1) les retards 2) la formation des clans.

Justifiés et indépendants des volontés, les premiers ne me dérangent nullement (Déjeuners servis en retard, crevaison, trafic routier…), quand les seconds empestent l’air et l’alourdissent.

Je ne me rappelle pas quand et comment cela s’est formé. Ce n’était pas de mon objectif d’épier les gens quand la détresse et l’amusement devraient l’emporter, mais je sais que dans un total de 19 voyageurs, il était difficile de se départager uniquement 5 personnes de l’autre sexe. (Bridget Jones se serait exclamée : mais où sont partis les mecs ?!). Surtout quand l’un d’eux est un type qui joue à un sérieux maussade, qui refuse même de donner son nom sous prétexte qu’il travaille dans une annexe, je précise, du cabinet du 1er Ministre (et alors ? ce n’est tout de même pas les Services Secrets !!) ; et l’autre est le Capitaine du bateau, qui à la première nuance de désaccord nous lance solennellement que pour lui la discussion est terminée parce qu’il ne voudrait pas faire passer les désirs de certains avant ceux des autres. Finalement, il faut bien être l’ami de l’organisateur pour te faire passer tes caprices et tolérer tes retards. (Même pour fermer ou ouvrir une fenêtre, il dit que je dois retourner en arrière si j’ai mal !)

Attention ! Je n’ai rien contre les filles. Elles sont adorables. Parmi elles de bonnes copines et je me suis faite de bonnes nouvelles. C’est juste que spontanément elles se sont alliées à sa cause que certaines ne nous parlaient plus… c’était de son devoir de créer de la cohésion, la bonne entente et non simuler les disparités.

Pour être totalement objective envers lui, j’apprécie ses efforts pour améliorer et apporter de la nouveauté à un programme ancien, sa volonté d’animer, le souci de respecter les horaires (Avais je parlé de retards frustrants ?) et moi en parallèle une susceptible impénitente et d’une haute sensibilité. Mais tout sauf hypocrite (c’est pourquoi il est au courant de ce billet) ou irrespectueuse. Au contraire, s’il s’agit de quelqu’un d’autre ou d’un autre contexte j’en aurais barré le nom, tout simplement. Je pensais toujours à la réussite des sorties JVS tellement je m’y sens appartenir. Mais il en était autre chose cette fois !

Pourtant je n’étais pas seule. J’ai fait de charmantes rencontres et connaissances de gens qui s’amusent et rient de bon cœur. Qui préfèrent une balade nocturne sous la lune et sur le sable, à un jeu de vérités où on ne parle que de premier baiser et les sensations qui s’en suivent ; qui aiment profiter du moment offert en compagnie amusante ; qui se partagent généreusement ce qu’ils possèdent sans qu’aucun d’entre eux n’ait le culot (la non-courtoisie, je dois rester calme !) de nous laisser payer deux beignets spongieux marocains alors qu’il nous laisse croire que c’est offert, après qu’il ait joyeusement siroté de notre thé à la menthe et ingurgité nos propres beignets !

Safaa White

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