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Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

L’art dans l’are

roger-federer

Ne trouvez vous pas ce Federer tout simplement fin en jeu et humble en conduite?

Moi, n’étant fan que de « grands » hommes combattifs mais discrets de la scène sportive, je suis autant que je peux ses réalisations et mets à l’examen oculaire ses réactions. Je les trouve très à mon goût.

Je n’aime jamais qu’on théâtralise les échecs ou les gains et face à cela je le trouve un disciple de l’école d’humilité.

Jeu net, propre et réactions sereines et modérées, qu’espérer de plus pour un agréable spectacle ; et que tout cela arrive au moment où je me repose sereinement chez moi me comble. Ce n’était pas mon intention mais des fois le hasard s’arrange de lui-même et dans sa réconciliation nous gâte doublement.

Bien entendu, je n’écrirais pas de poèmes ni imaginerais de récits où il se trouverait protagoniste et lui rendant hommage. Je me contente d’admirer l’art en jeu. Vous ne trouverez pas d’albums de photos de lui, de sa femme ou de ses deux filles – très belle passion qui enthousiasme et que j’aimerais reprendre si pour mon Moi Adulte l’Enfant n’avait pas tout cédé- qui pourraient rivaliser celles collectionnées, jusqu’à l’heure, de la famiglia dei Maldini.

Non. Le cas de Paolo reste exceptionnel. Certes, finesse, dévouement et fédération en resteraient les meilleurs titres, mais mea culpa, l’adolescence était le point cardinal motivant mon adulation (quoique mystérieusement les signes en fussent déjà décelés à mon âge précoce de huit ans). Elle était une très inspiratrice coupable et je ne regretterais jamais les émotions, inquiétudes, joies et déceptions même qu’on a à éprouver lorsqu’on est fan.

Là aussi, je perds la voix dans une situation délicate, maintiens mon sourire après un beau coup et me réjouis quand le résultat est à l’image de l’effort.

Satisfait du résultat du match disputé hier et de l’endurance qui l’en a conduit, il reconnaît pouvoir aller en finale plus agilement : « C’était un grand match, après que ce soit le n°1, le n°2 ou le n°27 mondial, ça m’est complètement égal. Ce qui compte c’est que joue très bien. Je bouge bien, je ne suis jamais stressé. »

On cesse peut être d’être le numéro 1, mais on ne cesse jamais d’avoir été le premier!

Safaa White

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