My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Le bilan d’une expérience

Après plus de deux semaines de sortie, il m’est toujours difficile de parler de mon roman ou en donner les grands titres, sans risquer de tout divulguer (j’hésite toujours quant à l’utilisation du mot divulgâcher !).

En attendant, je publie comme promis un retour d’expérience par rapport à ma collaboration avec Edilivre, des éditions que je n’ai connues qu’au moment où je cherchais sur Internet à qui soumettre mon texte, et sur qui j’ai beaucoup lu (des avis) et regardé (des vidéos) les déconseillant après que j’aie déjà signé le contrat.

Il faut avouer qu’avant de vouloir me trouver un éditeur – l’objectif premier étant d’avoir une histoire qui tient la route, dont je serais contente et, pour l’avoir achevée et pour ce qu’elle peut illustrer comme principes – j’ignorais tout sur ces travailleurs d’ombre et sur cette filière à plusieurs acteurs.

La structure et le jargon éditoriaux m’étaient complètement inconnus. C’est-à-dire coédition, maison d’édition à compte d’auteur, à compte d’éditeur, éditer en indépendant, etc. ne voulait rien dire pour l’ignorante que je suis.

Le livre pour moi était l’auteur, l’histoire qu’il fait vivre, parfois celui qui a préfacé et dans bien des cas le génie qui a tout traduit (Quand ça ne trahit pas l’auteur, traduire un livre c’est en écrire un autre !).

Et si aujourd’hui je n’en connais toujours pas grand-chose, mon article est, comme je l’ai laissé entendre, une appréciation personnelle de cette aventure post-rédaction, avec ses plus (+) et ses moins (-).

Les +

  • Un délai de lecture court. Deux semaines après un dépôt gratuit sur le site Edilivre.com ;
  • Un accompagnement tout au long de la création du livre : Les contacts se font par mail ou par téléphone et à chaque fois je les trouvais disponibles et réactifs ;
  • La réalisation d’une maquette de texte et de couverture avec attribution d’un numéro ISBN ;
  • Deux (2) épreuves de modifications gratuites (Partant du principe qu’on a suffisamment relu et corrigé notre propre texte avant de le soumettre. Personnellement, à chaque relecture, j’avais changé quelque chose et je sais que même maintenant qu’il est publié, on trouvera certainement des erreurs dont j’étais aveugle) ;
  • Référencement et mise en vente sur leur site (Cliquez ici pour le découvrir)et auprès des partenaires Amazon et Fnac et Chapitre.com ;
  • Mise en page, impression et livraison du livre ;
  • Dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale de France.

Les –

  • Ne pas avoir droit à mes propres exemplaires en tant qu’autrice et devoir les acheter aussi (y compris l’e-book) 😭;
  • Ne pas pouvoir percevoir mes droits d’auteur (je ne peux rien dire sur les % s’ils sont en faveur de l’écrivain ou pas, mais je sais que dans cette industrie ils sont ceux qui touchent le moins par rapport aux ventes. Eclairez moi SVP) s’ils n’atteignent pas les 79 € au titre d’une année ;
  • Ne dédier aucune promotion au roman que si l’auteur en paie le service (optionnellement). Je pensais que communiquer autour d’un livre sorti, le promouvoir auprès du public et des partenaires était le métier de base d’un éditeur.  

Une promotion réussie peut avoir un impact très fort sur les ventes du livre, la notoriété de l’auteur et, à terme, l’image de la maison d’édition. actualitte.com

Une petite précision quant aux services à payer et qui reviennent souvent dans la plupart des avis en les qualifiant d’« arnaque ». J’ai trouvé normal qu’une maison d’édition dont le concept est de donner chance aux nouveaux talents, en acceptant de les publier même s’ils sont à leur premier roman, sans historique et inconnus, veuille en tirer profit (sans pour autant les obliger) :

  1. Ce n’est pas demander de payer une partie de frais comme font d’autres structures sur le marché. Je comprends que le souhait le plus cher d’un écrivain est de se faire publier, mais peut-être pas au point de payer pour (et ;
  2. Ce n’est qu’optionnel. Si l’auteur ne désire pas de couverture personnalisée, il aura droit à une couverture classique ; s’il souhaite parler de son livre sur les réseaux sociaux sans passer par leur service de publicité, c’est faisable, etc.

Bon, c’est clair que c’est l’auteur qui choisit et décide de souscrire ou non à leurs services.

C’est pourquoi en gros les choses qui m’avaient le plus déçues (elles étaient bel et bien mentionnées noir sur blanc, je sais !) n’était pas en lien avec les frais. Parce que je tenais à « bichonner » ce premier « bébé » avec une belle couverture de mon choix, un trailer à garder et partager partout, et une compagne publicitaire auprès des librairies et des sites littéraires pour le faire connaitre.

Il reste une autre chose que je ne pouvais pas prévoir : en tant que résidents du Nord d’Afrique, les frais de livraison se sont révélés trop chers pour les commandes en version papier.

J’étais choquée de les découvrir et ça doit être contraignant pour toute personne voulant se le procurer pour m’encourager. Je tiens à les remercier toutes, celles qui ont émis le désir de lire mon roman et celles qui l’ont acheté effectivement avant même de savoir ce qu’il contenait juste parce qu’elles ont toujours cru en moi. Je vous remercie du fond du cœur et vous souhaite une lecture addictive à travers ses lignes !

Donc, comme vous l’aurez probablement senti, cette expérience qui a commencé en mois de juillet (date de dépôt de mon manuscrit), couronnée en Octobre (date où Les Chrysanthèmes de Milan ont vu le jour) et qui continue encore a été (et est), malgré tout, belle et enrichissante.

Je vous donne rendez-vous lors de la sortie de la bande annonce. J’ai tellement hâte !

Safaa White

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page