Le Démon sans visage


Read / vendredi, janvier 24th, 2014

Le démon sans visage a le double mérite d’être le premier livre numérique et la première nouvelle fantastique que je lis. Déjà j’étais ravie que l’auteur, Kevin Iacobellis, me propose cette collaboration, que je l’ai dévoré aussitôt mon roman précédent (Geisha) terminé. Je dis « dévorer », parce que je l’ai lu en moins de deux jours.

Naturellement, avec 96 pages, le volume parait encourageant, mais il ne s’agit pas seulement que de ça. L’entrée dans la matière s’est faite facilement. D’ailleurs, ce sont les premières parties que j’ai beaucoup préférées : un enquêteur, prenant à tâche de résoudre les dossiers non-résolus, collecte les informations nécessaires pour se rendre dans un village où il a la certitude qu’il s’y trame quelque chose. Un étrange silence couvre son histoire. On a peur d’y aller et si c’est fait, on n’y revient presque jamais ! Si l’objectif de l’auteur est de maintenir le suspens, il y est arrivé, parce qu’on est rongé par la curiosité de savoir ce qui se passe !

Un peu dans le style des dossiers non classés, X-Files – c’est à quoi j’ai pensé en lisant – nombreux événements assiègent Guilty, et qu’on l’ajoute sur le compte du climat ou des comportements, le village n’est pas hospitalier.

Depuis l’instant où le narrateur – on ne lui connait pas de nom – est sur place, la tension est plus élevé, mais la vitesse de l’écrit également. Autrement dit, l’auteur aurait pu investir plus de temps à détailler des passages, décrire les scènes et engager longtemps les conversations. On le voit rapidement se laisser aller, prendre parti ou changer d’avis… Avec une imagination abondante – on le sent- Kevin Iacobellis aurait pu engrossir davantage son œuvre et travailler beaucoup plus ses chutes.

L’usage des termes techniques n’est réellement pas frustrant. Biologiste, ça n’empêche pas pourtant l’auteur d’avoir la plume facile. Et dire, que le démon sans visage est ma deuxième lecture dont l’auteur est à la base faisant des études scientifiques (Voir  Mehdi EL Kourti).

Ce que je pourrais reprocher à l’auteur, c’est le mélange de style entre le soutenu et l’argotique. C’est pourquoi, même impressionnée par la trame du texte, je pense pouvoir être profondément touchée si j’étais moins âgée. En effet, dans un roman où l’on peint des événements  surnaturels et des créatures humanoïdes dotés de pouvoir incompréhensibles, les amateurs de science-fiction se régaleront !

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