My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Le Farniente ne s’improvise pas*

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Je retourne au travail, mais le temps de retrouver ma cadence journalière, le temps de reprendre mes trajectoires habituelles, faire ces rencontres demandant des comptes à rendre ou donnant des nouvelles des autres, je me suis effacée. Celui de te retrouver, en toute sérénité d’esprit et visibilité des mots, m’était d’une semaine.

Repos, c’était la recommandation du médecin et cette fugue chez la famille était pour vrai reposante. Je ne récupérais rien avec mes heures de sommeil, mais intentionnellement j’empêchais mon corps et mes sens de tenir ces rythmes vivement éveillé qui de coutume les usaient. Ne pensez pas que je m’offrais quand même de vraies grasses matinées, de longues siestes ou des couchers très tôt. Mes matinées étaient souvent maigres et suivies dans des mouvements de ruche à ranger des pièces qui telles le rocher de Sisyphe me semble retrouver leur état préliminaire avant même de proclamer en finir. Je ne m’en plaignais point. C’est tâche qui nous incombe -peut être- de nature, et j’étais contente de pouvoir aider ainsi ma mère à seulement deux petites mains. Mais je plaignais l’irresponsabilité des miens. Parce qu’à vrai dire, personne ne s’en souciait, croyant l’ordre s’établir par d’autres Mains…Invisibles.

J’enterre, comme je pourrais dans ce récit, les frictions d’éléments remuant dans une même casserole, aux bruitages coutumiers et synonymes de coexistence. Nous faisons, depuis quand je l’ignore, la queue dans cette file indienne, où nous n’avons en panorama devant nous, et moi en premier, que nos propres qualités et les défauts de l’autre. Chacun est prétendu immunisé des tares humaines et le reste héritant de toutes celles universelles. Nos jugements sont des miroirs individualistes qui n’embellissent que les reflets de leurs propriétaires et exhibent chiffonnés les autres vers qui nous les orientons.

Je parlais plutôt du farniente mental que je me suis procurée en ne pensant à rien. لا شيء ; Rien ; Nothing ; Nada ; Niente, comme disait Christian à la sortie du séminaire de Tony Robbins. J’ai débranché mes câbles des réseaux extérieurs et ainsi mon terminal ne recevait plus de requêtes ni celles liées à mes problèmes actuels ni aux attitudes que dois je avoir en réactions. Je n’ai programmé en l’occurrence ni sorties ni voyages. Ça m’aurait fatiguée davantage et une terre reposée par intervalle de saisons produit toujours mieux.

 

 

* Centre Multimédia de Crédit Suisse

Safaa White

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