Le garçon et la bête


Watch / mercredi, mai 16th, 2018

Les amateurs des films d’animation japonais ont été suffisamment servis.

Personnellement, je fonce dessus sans hésiter, et Studio Ghibli ou autres, en pleurs ou en m’amusant, jamais je n’ai eu l’impression d’avoir perdu mon temps.

Le garçon et la bête, de son réalisateur Mamoru Hosoda (l’héritier présumé de Hayao Miyazaki) est un film d’animation qui ne pouvait être qu’animé. Entre les deux mondes, des humains et des bêtes, il y a une brèche de communication dangereuse, qu’on ne peut trouver facilement, mais qui avait permis à l’Ours Kumatetsu de s’y introduire à la recherche d’un disciple.

Pour être discerné « Seigneur des Bêtes », il doit faire preuve de sagesse et de maturité en prenant sous son aile un apprenti en lui enseignant entre autres le Kendol’escrime au sabre, qui n’est pas seulement un sport de compétition, mais un état d’esprit spirituel.

Le hasard l’amène auprès d’un enfant de 8 ans qui vient de perdre sa mère, se retrouve seul et est en colère contre tout le monde. Il accepte finalement de le suivre et prend le nom de Kyuta. De ce voyage immersif, cette rencontre fortuite nait une relation conflictuelle Maitre-Eleve : la bête n’étant elle-même pas disciplinée, semble apprendre au fil des années de son apprenti plus que ce dernier n’en apprend de lui.

Pourtant, un retour à Shibuya, le monde des humains, où Kyuta devenu adolescent réapprend à lire, reprend ses études et rencontre son vrai père, vient contrebalancer l’ordre établi des faits et intensifie d’anciennes colères de Kumatetsu, que de fortes relations presque-paternelles l’attachent à son disciple.

C’est un film chargé de messages et d’émotions. Les tableaux, couleurs et les mouvements sont au rendez-vous.

Partant d’une thématique d’orgueil, de détermination et de combativité, j’estime que le message le plus fort qu’essaye de transmettre le scénariste est l’acceptation de soi, comme base d’une vie saine loin des mensonges et des secrets. S’accepter soi-même comme meilleur moyen de se protéger des ténèbres et faire face à ses démons, aussi littéralement que métaphoriquement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *