Le Journal de Bridget Jones

Le Journal de Bridget Jones

Est-ce que réellement à un certain âge on devient toutes des Bridget Jones ? C’est en tout cas, comment on explique le mouvement bridgétiennes qui est né en France après le franc succès auprès de plus de 500 000 lectrices. Et mois je dis qu’il y a beaucoup de vrai là dedans.

Le roman d’Helen Fielding et traduit par Arlette Stroumza est le voyage d’une célibataire trentenaire pendant douze mois. Il s’ouvre avec les nouvelles résolutions du nouvel an (tant sanitaires qu’esthétique, relationnelles aussi) et à partir d’un certain nombre de calories à perdre, cigarettes à fumer et mesure alcoolique à diminuer, Bridget à la veille de ses 29 ans est tiraillée entre se faire plaisir à elle ou faire plaisir aux autres, sa mère et ses voisines en l’occurrence.

Dans la 4ème de la couverture, il est une citation qui dit que le livre est hilarant dès la première page jusqu’à la dernière et pour en parler, on ne trouve autre moyen que copier l’intégralité du livre. En tant que marocaine, difficile à faire exploser de rire, je succombais au rire que m’arrachaient certaines images et expressions dans plusieurs pages.

Sans qu’il en ait l’objectif en apparence, le livre écrit en 1996 décrit à travers la vie de son héroïne, les mœurs londoniennes, la vie brumeuse de la ville, les occupations des gens et des fois de la famille royale, toujours dans un style amusant et enjoué. Elle parle amours, adultère, festivités, voyages et jobs.

Pour ceux qui ne l’ont ni lu ni vu son adaptation au cinéma (Je parle bien du 1er tome), je fais un petit tour d’horizon des événements et de l’intrigue.

Helen ne nie pas le fait qu’elle s’est inspirée longuement de l’œuvre de Jane Austen, Orgueil et Préjugés, au point de donner le nom de M. Darcy à l’un de ses protagonistes et faire de l’histoire originaire une adaptation moderne.

Publié au départ sous formes de nouvelles dans The Independent et The Daily Telegraph, en 1995 et 1996, le journal de Bridget Jones, de son titre originaire Bridget Jones’s Diary parlent à plusieurs femmes de notre époque (à certains hommes aussi !) et elles peuvent s’y retrouver facilement, sinon dans certains passages.

Prenez par exemple ceci :

Bridget maudit :

  1. La fierté des gens mariés, l’audace de l’afficher publiquement et le droit qu’ils se donnent de l’assommer continuellement avec les « comment vont tes amours ? », et ricanant sur son « problème avec les mecs » en réduisant la femme en elle en un simple Tic Tac biologique !
  2. Les arrangements de rencontre que toutes les femmes de son entourage veulent y pousser à force.
  3. Son travail dans l’édition où elle ne se plait pas et se retrouve toujours à lire les créations des autres.

Vers le mois d’octobre, j’accélérais ma lecture, pas pour m’en séparer mais parce que ça devenait tellement accrochant (ça l’était dès le début il faut dire) et la suite je l’ai terminée sous la lumière tremblante d’une torche dans un mini bus sombrant dans l’obscurité. Ça ne m’étonnerait pas de me voir le relire dans une année. En tout cas, mon objectif de le lire au lendemain de mes propres 29 ans est bien atteint ! C’est l’âge de cueillir de la raison 🙂 (le deuxième tome Bridget Jones, l’âge de la raison).

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