Le Petit Prince

Le Petit Prince

Pour un court trajet de route à grande vitesse, j’ai écouté l’audio intégral du livre lu par Bernard Giraudeau, non sans une certaine honte d’être toujours en retard « culturel ». A la fin, je compris pourquoi cette œuvre phare d’Antoine de Saint-Exupéry, qui ne cesse de séduire tout le monde depuis plus de 75 ans (Paru aux Etats-Unis le 6 avril 1943, publié en France à titre posthume 2 ans après la disparition de l’auteur), a été toujours classée parmi les livres cultes à avoir marqué l’enfance, sinon à devoir absolument lire à l’âge adulte.

Truffée de symboles et d’allégories, sous forme maquillée d’un conte pour enfants (un peu dans la trame des Voyages Extraordinaires de Gulliver l’œuvre satirique de Jonathan Swift), Le Petit Prince est en fait une rencontre d’une « grande personne » avec l’enfant en lui-même : un personnage complexe qui amène le narrateur à aborder quelques grandes questions philosophiques.

Durant 27 chapitres, chacun pouvant être considéré pratiquement comme une fable à part, l’auteur dresse les portraits de plusieurs personnes guidées par la soif humaine de l’autorité, de la richesse, du repos, de l’admiration tandis que l’enfant pose des questions cherchant à comprendre l’utilité des choses, la notion de fidélité, le sens de l’amour et de l’amitié.

Puisant dans des registres naturels, bestiaires, astronomiques et géographiques, Antoine de Saint-Exupéry nous livre de belles et riches métaphores dans ce retour à l’enfance. Parce que selon lui, toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peut d’entre elles s’en souviennent.

J’imagine mal un enfant de 8 ou 9 ans en cerner la symbolique, mais cette œuvre offre, avec ses illustrations originales, de la magie, du rêve, de l’émerveillement pour les petits, et plus de réflexion pour les grands. Lu dans plus de 300 langues et dialectes, Le Petit Prince fait toujours l’objet de rééditions et de nouvelles traductions, contribuant à un certain bien-être intérieur, que l’on soit enfant ou grand.

On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.

Plus qu’une histoire, c’est le symbole de l’enfant pur, de l’âme belle. Une belle leçon de philosophie pour une génération hyper connectée et obnubilée par les apparences comme la nôtre.

Petit + : Je comprends d’où vient le nom d’une de mes applications, B612, qui n’est autre que le nom de l’astéroïde d’où vient Le Petit Prince.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *