My World To You

Verba volant…Scriba manent… Faire parler son stylo ou son clavier, c’est s’extérioriser…

Le poids du père

Les pères oublient peut être qu’ils étaient, aussi, petits.

Ils perçoivent mal que nous mettions du temps à leur emboiter le pas, ça leur parait indolence et ils s’indignent, alors que nous ne sommes qu’enfants, fragiles dans nos peaux immaculées, rêveurs de brumes de lampes, emportés par certaines passions qu’ils ne partagent pas (ou rarement) ou scrutant certains horizons qui ne leur sont pas si ostensibles.

Nous sommes nés dans et pour un temps différent des leurs, pourquoi exigent ils de notre jeunesse ce que nous sommes incapables de comprendre ou même l’assimilant, nous dépasse en s’y conformant.

Ils réclament discipline et appellent à l’ordre. Dans leur quête de perfection ils ignorent nos imperfections, oublient les petits moyens que nous déployons et reprochent nos vacances d’esprit !

Ils veulent nous préserver des banalités parce qu’ils avaient connu la différence et qu’à l’éclairage des expériences ils nous veulent meilleurs, meilleurs que quiconque, et vérité prouvée, meilleurs qu’eux aussi. Trouverait-on quelqu’un qui espérerait qu’un autre le devance ? Ce sont nos parents !

J’en consens, être pères, c’est être sanglés d’un lourd poids que je leur approuve, mais c’est être en parallèle Maître Critiqueur : Comme les princes naissent avec des privilèges qui requièrent des responsabilités, donner naissance à des enfants engendrent des poids !

Ne serait-il pas possible des fois, d’être simplement Père ?! Acquiescer, quoiqu’à contre cœur, des façons de faire ou bénir les défauts de fils d’aujourd’hui qui feront de nous les hommes de demain ?!

Safaa White

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page